Après plus de 12h de trajet le lendemain, celui-ci alliant bus, taxi, avion, van, touk-touk et j’en passe (oui oui, on enchaine ; même le paradis se mérite), j’ai déjà la fierté d’être enfin une jeune Palawan qui s’apprête à défier la nature ces prochains jours. Hihi. Destination finale : El Nido, ce petit nid paisible où regorgent une centaine d’îles dans l’archipel de Bacuit, et qui offre des paysages spectaculaires. Entre autres, eau translucide, chaleur tropicale, faune et flore atypiques et du farniente en général.
A notre surprise générale, le village n’a pas de quoi réveiller un mort : peu de charme, les hôtels et maisons d’hôtes en construction empiètent de plus en plus sur la plage, et je ne veux même pas imaginer le taux de pollution présent dans l’eau du port. Cela dit cela ne m’a pas empêché d’y faire un peu trempette ; je vis dangereusement, oui oui. L’hôtel ne fait pas franchement rêver, mise à part la vue : légèrement miteux avec des conditions d’hygiène douteuses, c’est Anita qui n’était pas vraiment réjouie ! Pour ceux qui ne me connaissent toujours pas en mode voyage … pas de panique, je m’adapte 😉

Le matin, sur la terrasse de l’hôtel. On prend de bonnes habitudes dès le petit-déjeuner ! Vue du port.
3 jours complets, finalement c’est peu, surtout quand on a conscience des must-see aux alentours, à savoir des merveilles de la nature. Ni une ni deux, on book déjà 2 tours d’une journée chacun, on embarque sur les pirogues, direction les eaux cristallines et les îles de l’archipel de Bacuit, dont certaines ont participé au fameux succès de Koh-Lanta. A mon tour d’y ajouter mon empreinte !
Un petit tour rapido des noms de chaque endroit visité, qui reflètent parfaitement leur image : Secret Lagoon, Small Lagoon, Big Lagoon, Hidden beach, Secret Beach, Helicopter Island, 7 Commando Beach, Waterfalls, Star Beach, Cathedral Cave, Paradise Beach … vous l’aurez compris, des lieux aussi indécents que les vacances que je me suis accordées avec Jérémy et sa famille.
Difficile de faire un choix parmi les milliers de photos, tout en sachant qu’un best of en film suivra bientôt.
En voici un échantillon cela dit :
Entre autres, on retiendra que :
- Les coraux, c’est vivant et ça pique
- Les coraux, ça coupe et ça fait des plaies qui ne cicatrisent pas
- L’eau de mer, ça désinfecte à mort
- Le concept du tuba accroché au masque ne marche qu’une fois sur 10
- Marcher et nager avec des tongs dans l’eau semble inné chez les Philippins ; pratique en revanche à revoir pour les Européens (j’ai compté 8 pertes de tongs intempestives en pleine mer)
- Le gilet de sauvetage, c’est quand même utile surtout quand on ne peut pas proprement battre des pieds … à cause des tongs
- Finalement, l’utilité des tongs est toute trouvée quand on marche sur les coraux … la boucle est bouclée hihihi.
En plus de l’émerveillement exponentiel et constaté à chaque instant *yeux qui brillent, cœur qui bat, ouuuuuh je me baigne dans de l’eau turquoise*, j’ai vraiment eu droit à mon Koh Lanta personnel avec l’équipe. –ben quoi, je m’en remets pas de cette émission ? c’est exact, car je me suis rendue compte combien il est difficile de survivre dans des endroits aussi hostiles. Surtout qu’en fait, en rentrant de nos 2 tours, à chaque fois on a fait face à une tempête : comment se faire saucer en 10 secondes top chrono, j’ai failli y laisser mon appareil photo tellement toutes nos affaires étaient trempées. N’empêche, ça faisait quand même hyper romantique, sous la pluie.
Vous ai-je parlé de la bouffe jusqu’ici, même suis-je suis au régime sec étant donné le peu de quantités que je mange ? Ah oui, j’ai renoué avec les ananas sucrés qui fondent dans la bouche, les coconuts à toutes les sauces et les smoothies de mangues à en tomber par terre. Là-dessus, les Philippines sont ex aequo avec le Costa.
Le soir, on se blinde l’estomac dans des restos à 2€, on se fait du bien avec les massages à 5h l’heure, et écoute du Bob Marley avec un bon Mojito …et toujours de la déconnade !
Ne me détestez pas … encore 🙂



















