Quand la famille Cools débarque au village … c’est le village tout entier qui débarque chez les Cools !
Facile, puisque la moitié de celui-ci est composé de la famille de Jérémy. Ici, tout le monde se connait, tout le monde s’entraide, et tout le monde garde la porte de chez soi ouverte. Donc en fait, on n’a beau avoir une maison à nous …elle ne nous appartient pas vraiment.
Le bled, comme ils l’appellent ici, c’est vraiment la base de la culture du pays. On y apprend beaucoup, beaucoup de choses. Des anecdotes sur les Philippins, j’en ai des milliers. Mais pour vous j’ai gardé les meilleures. Si d’aventure vous envisagez de venir nous visiter, vous ne serez pas surpris de savoir que …
Le Philippin est agile : qu’il s’agisse de naviguer sur les pirogues, d’évaluer une distance ou de monter aux arbres pour décrocher des coconuts (les fameuses ! qui m’ont permis de boire du lait de coco, de manger de la coco et… de me faire un maillot de coco), rien ne l’arrête. L’équilibre, ça le connait.- Le Philippin vit pieds-nus : non seulement il peut s’affranchir de porter des tongs –chaussures nationales en toutes circonstances ici-, mais en plus il ne ressent pas la douleur potentiellement occasionnée par un rocher aiguisé, un morceau de verre … ou même une aiguille ? De ce fait, il joue au basket et au foot pieds-nus, et il a une détente digne d’une personne montée sur ressorts. Autant dire qu’à côté, Jérémy avait beau être le plus grand de toute l’équipe de basket, il n’en menait pas large niveau endurance et sauts. (hehe)
- Le Philippin sait chanter : son loisir préféré, le karaoké. Pas besoin de se déplacer, il vient à vous ! Sur demande, on peut vous ramener un énorme jukebox qui semble tout droit sorti des années 80 et vous sort un nombre de chansons incalculables. Ni une ni deux, je suis sur le devant de la scène improvisé, à chanter du Katy Perry … où tout le monde en profite.
Le Philippin a le sens des proportions et de l’accueil : habitué aux grandes familles, il sait cuisiner pour 5, 10 ou 30 personnes. Et n’hésite pas à insister pour que, finalement, nous soyons 50 à table.- Le Philippin est un gros mangeur : jamais il ne s’arrête de penser à manger, jamais il ne s’arrête de manger, et jamais il ne s’arrête d’anticiper pour le lendemain. Il lui arrive même de déjeuner à 10h, puis ensuite 13h avec bien entendu des en-cas toutes les 10 minutes. De même, il ne sait jamais quoi choisir entre porc, poisson ou poulet : du coup, il cuisine de tout. Frit bien sûr. Difficile de refuser leurs sollicitations permanentes …
- Le Philippin est tolérant : en fait, l’histoire du karaoké … ça concerne tout le village. Ici, pas de problème de voisinage. Du coup, on n’hésite pas à mettre les enceintes à fond – je dis bien à fond, digne d’une boite de nuit – pour profiter de sa journée… et dire bonjour aux voisins.
- Le Philippin ne connait pas le pommeau de douche : il prend un sceau d’eau -froide bien sûr, sinon ce n’est pas drôle- et se le verse allègrement sur la figure. Mmmmh, l’hésitation. Mmmmh, rafraichissant.
- Le Philippin mange bio mais ne connait pas le concept écolo : il laisse constamment le moteur de son gros 4X4 allumé, même pour y mettre de l’essence. La sécurité avant tout, bien sûr.
- Le Philippin est frileux, mais ne cesse de chercher l’ombre et de vivre dans des endroits climatisés. Si ce n’est pas le ventilo, c’est la clim à 10 degrés dans le car, la voiture, ou le restaurant. Là encore, écologie zéro pointée, et contradiction niveau maximal.
- Le Philippin est somme toute débrouillard : il peut se dépêtrer d’une situation apparemment embarrassante en toutes circonstances. Un touk-touk qui tombe en panne ? Pas de problème, il magouille un process. La nuit qui tombe ? Pas d’inquiétude, il éclaire son couliglig à la lumière de son portable ou avec une lampe torche. Ah oui, le couliglig … sorte de tracteur remorque sans vrai parechoc, ayant l’aspect d’un tas de ferraille rouillé et produisant un son qui enchante les tympans dès sa mise en marche … le tout pour une vitesse de pointe à 20km/h. Mais c’est un tout-terrain !
Finalement, ce n’est pas si difficile de s’adapter, et encore plus facile de s’attacher. Une chose est certaine à propos des Philippins : ils sont la gentillesse et la chaleur humaine incarnées. Leur accueil et leur curiosité à mon égard les ont rendus encore plus attachants que toutes les autres populations que j’ai côtoyées jusqu’ici. Mention spéciale pour les enfants qui semblent m’avoir adoptée et que, à ma grande surprise, je porte maintenant dans mon cœur. Mon insensibilité légendaire envers ces derniers ne touche peut-être que les européens … ? Bon ok, j’arrête. Simplement leur façon de jouer, leur rire et leur vie sont si sincères et sans chichi qu’on ne peut qu’être admiratif devant leurs grands yeux plein d’espoir.
La campagne …c’est aussi ça :
Plus de photos soon à suivre dans mon onglet Galerie Photo !


















Tu aurais du me ramener un petit philippin !!!!! 😉