Baguio City

IMG_1028…aux antipodes de Manille

Pas de répit malgré le départ de Jérémy : Baguio City, c’est partiiiiii ! Direction le Nord de Luzon, encore et toujours, pour voir un peu à quoi ressemble une grande ville Philippine autre que Manille. L’idée étant de combiner comportement touristique par excellence, recherche de points de vue, activités, balades et différentes expériences urbaines (vous allez vite comprendre).

Avant même d’entrer dans la ville qui se situe sur les hauteurs, on me fait un topo pas très flatteur de l’ambiance et du comportement des gens. Chose que je ne comprends pas au premier abord puisque la ville semble avoir été construite en adéquation avec la nature, parmi les arbres et entre les rochers. Panorama qui pourrait donc être pire. De mémoire, je crois d’ailleurs que la population s’est installée dans les montagnes il y a quelques siècles pour rester à l’écart de ceux qu’ils jugeaient indésirables ou potentiellement dangereux. Anyway, mon premier aperçu sera sans aucun doute les quartiers riches : de grands espaces verts, des villas, des belles universités…rien à voir avec le centre de la ville. Ce qui est un peu déroutant, c’est que chaque rue est ombragée par les arbres où les rochers; du coup, aucune visibilité de la ville en elle-même, on sillonne un peu à l’aveugle et on ne sait pas trop où on est.

Bien entendu, je me suis quand même rendue au point de vue principal pour admirer le cadre.

DSC_0443Et pour cela … j’ai pris le bus local  !

DSC_0612 DSC_0462Gros contraste avec Manille qui est au niveau de la mer. Si seulement il n’y avait que le relief … Baguio a beau être une des plus grandes villes des Philippines, elle reste, à mon humble avis, un endroit à échelle humaine où l’on s’y retrouve plus facilement une fois que l’on connait les environs. Pas de trafic saturé, plus de calme, ambiance paisible. On y ressent également les bienfaits du tourisme avec d’immenses complexes qui émergent, des centres commerciaux qui se construisent, des universités qui se font un nom en Asie et un dynamisme plutôt  flatteur.

Bref ! Qui dit tourisme aux Philippines dit bouffe. Bouffe par ci, bouffe par là, on se régalera le midi. Avec bien entendu que du gras et un tas de choix.

DSC_0486IMG_1035Ci-joint, le dessert local, proche du Halo Halo, autrement dit, du lait et de la gelée peu gouteuse uniquement … Mmmmh miam miam. Je finirai quand même par simple curiosité, ou par gourmandise comme vous voulez. A savoir que la raison de la couleur du Halo Halo vert émeraude a été décidée arbitrairement.

L’après-midi est finalement passée vite : on visite à la fois des parcs, le marché local qui est juste immense, un laboratoire de papillons, un mini sanctuaire qui fait office de recueillement… – il se mérite, 275 marches, c’était mon exercice de la journée !

Et en passant, quelqu’un m’attrape pour que je m’essaie aux habits traditionnels…tout en essayant de me berner. 20 centimes pour chaque photo prise. Ok, peu cher. Mais ok, c’est moi qui vais te berner gentille Madame. Discretos, j’active le mode rafale. Du coup en appuyant …ce n’est pas 1 mais bien 25 photos qu’elle a prises sans s’en rendre compte 😀 Voilà, je vous autorise donc à vous moquer de ma dégaine en pleine rue.

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Perdue dans les allées du marché. Beaucoup de tentations pour si peu d'investissement financier !

Perdue dans les allées du marché. Beaucoup de tentations pour si peu d’investissement financier !

Un vieux monsieur qui attire les papillons, il parait

Un vieux monsieur qui attire les papillons, il parait

L'effort ultime : accès à Lourdes pour se recueillir (in case you believe in God)

L’effort ultime : accès à Lourdes pour se recueillir (in case you believe in God)

A la tombée de la nuit et en plein milieu du centre ville, je me rends compte de tous les contrastes qui persistent entre les quartiers riches et pauvres. C’est en rejoignant une cousine de Jérémy qui a quitté le village natal pour se rendre à Baguio et y étudier durant quelques années, que son manque de confort au quotidien nous saute aux yeux : à la sortie de son université, on zigzague entre déchets, fils électriques (les fameux !), décibels excessifs et odeurs persistantes. Vigilance de rigueur…et immense étonnement lorsqu’Anita et moi nous apercevons dans quel endroit elle réside : une maison à la façade peu flatteuse, et une impression de prison dans cet environnement précaire.

Vue du toit de la maison visitée : la partie pauvre de Baguio, des bidonvilles

Vue du toit de la maison visitée : la partie pauvre de Baguio, des bidonvilles

IMG_1087La conclusion est finalement éloquente : contrairement aux pays développés où la population s’urbanise par commodité et en quête de confort,  j’ai maintenant la certitude que l’inverse est plus vrai pour les pays en développement.
On est clairement plus heureux à la campagne où l’on cultive soi-même ses terres, sans être oppressé par la pollution.
On est clairement plus heureux à la campagne car on connait tout le voisinage et on sait pouvoir compter sur eux.
On est clairement plus heureux à la campagne car il y fait tout simplement mieux vivre.
…en tout cas j’en connais une qui a hâte de retrouver la douceur de Nampicuan.

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