Sale au quotidien

IMG_2188-002Sale, c’est aussi des retrouvailles avec les amis, l’école et surtout Mr de Keersmaeker –officiellement rebaptisé Mr de Cheersmaker-  qui n’était autre que mon ancien prof de Français en 2008. Enfin si on peut réellement parler de français, puisque son accent et son nom de famille ne font aucun doute sur ses origines belges. Détail très important et…risible, à plusieurs reprises !

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IMG_2300Je l’ai donc retrouvé dans le même cadre que je l’avais quitté : sur le campus de Grammar School, un autre collège de la ville un peu mieux réputé que Catholic. Le principe est le même : des main courts avec les classes qui donnent directement sur ces places joliment aménagées, les lockers alignés pour y ranger les affaires, et surtout l’uniforme d’été portés par tous les élèves qui viennent de faire leur rentrée. Il y a quand même un principe que j’aime bien dans toutes ces institutions officiellement catholiques : on impose la messe tous les mardis matins, mais on fait porter aux filles des robes à la limite de l’indécence. Plus raz-la-moule …ça devient Anglais !

Bref, je me suis improvisée assistante de français pendant 5 bonnes journées pour deux classes de  terminales, des 1ères et des 2ndes. Quel bonheur de voir leur bienveillance et leur envie d’apprendre. Beaucoup de détermination et de curiosité qui m’ont limite rendue la reine des matinées, au détriment de Daniel de K qui peinait à faire sa dictée. Haha ! Idem pour les professeurs qui, après m’avoir clairement identifiée avec mon super badge « Visitor », m’ont accueillie à bras ouverts…et m’ont proposée de rester.

Au bureau !

Au bureau !

De retour à Catholic College également !

De retour à Catholic College également !

Les journées se finissant généralement très tôt, tout était prétexte à se retrouver autour d’un verre entre francophones, ce qui se soldait souvent par… le début de l’apéro. J’ai tantôt passé une nuit chez Daniel et son adorable famille, tantôt une chez Léo, le 2ème professeur de français qui lui est… marocain ! Je ne vous raconte pas le mélange de cultures et d’accents autour de la tablée bien française : fromage – saucisson – rosé – tomates – olives – quiches … Alors que le lendemain nous  enchainions un diner marocain, donc forcément bien généreux comme la tradition le veut… est-ce nécessaire de préciser ma crise de foie continue tout au long de cette dernière semaine ? Encore plus drôle quand on repense au nombre de nationalités présentes ce soir-là : un marocain, deux belges, une française, deux collègues japonais, une lithuanienne (femme de Léo) et sa fille, un néo-zélandais qui n’était autre que Rocky, et une seule réelle Australienne, Kahlie. Et les contrastes qui en résultent niveau comportement : je regrette de ne pas avoir filmé la chaleur humaine et les gestes tactiles de Léo vis-à-vis de Yori, professeur japonaise, qui a plus été embarrassée qu’autre chose devant tant de proximité.

De beaux moments savourés autour d’une belle tablée,
je ne pense pas retrouver ça avant longtemps.

Vue de la terrasse de Daniel : une ferme, mais dans un autre style que celle de ma famille

Vue de la terrasse de Daniel : une ferme, mais dans un autre style que celle de ma famille

Sympa la maison, non ?

Sympa la maison, non ?

La dream team. De gauche à droite : Léo, Rocky et Daniel

La dream team. De gauche à droite : Léo, Rocky et Daniel

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Nicoll et Toby

Nicoll et Toby

Les vrais Australiens n’ont décidément pas cette habitude, ni ce tempérament en général. C’est à peine si j’ai eu le temps de finir mon repas lorsque Toby et Nicoll, les deux géants de la région –officiellement 1m97 et 2m quelque chose- m’ont emmenée en plein milieu de nulle part, dans les montagnes et à une heure de route de Sale. Cette petite excursion ayant été totalement improvisée en 5min top chrono, je me suis lancée dans l’inconnu en tongs et mini-robe d’été fraichement achetée à Melbourne. Si j’avais su … ! Le plan était d’aller admirer un coucher de soleil dixit inoubliable. Ben … moi déjà je l’aimais bien mon coucher de soleil quotidien sur la ferme ! Pourquoi aller si loin ? Ben … parce qu’on va dans les montagnes pardi et qu’on est déjà en retard : il nous reste 24min pour nous rendre au point le plus haut et ne pas louper le coucher.

Thanks mate, rassurant quand on voit l’état de la route et l’absence totale de sécurité sur les chemins empruntés. Ma question à ce moment n’est définitivement pas comment on va monter –pas de doute vu la détermination et la conduite bourrin-, mais bien comment on va redescendre une fois la nuit tombée. Une fois arrivée, j’avoue que j’en ai toutefois le souffle coupé. Mais où est-on réellement ? Cet endroit n’a définitivement pas de nom malgré le panorama qu’il nous offre. On surplombe la région des lacs du Gippsland, Sale et Maffra se dessinent à l’horizon et l’on devine les côtes de Seaspray tout au fond. Petit à petit mais bien trop vite, le soleil descend et rend merveilleux chaque instant. En même temps, on s’improvise cascadeurs en s’agrippant aux immenses rochers, rochers qui recèlent de trésors cachés une fois qu’ils sont contournés : des vues différentes, des panoramas grandeur nature. Grosse prise de risque avec mes tongs cela dit, je mérite donc une belle photo et en profite pour immortaliser l’occasion de nos retrouvailles. Anyway, Toby et Nicoll m’ont bien ramenée saine et sauve malgré quelques frayeurs.

IMG_2206IMG_2221Prochain article sur la côte Australienne et les Week-ends à la plage.

A très vite les amis !

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