Prends tes valises et tes 40kg de bagages ma fille, on déménage !
Après des adieux un peu moins déchirants qu’en 2008, je laisse ma famille adorée la douane passée et hop, direction Sydney. On poursuit le chemin… mais cette fois-ci à deux : à l’arrivée, c’est bien mon Josy que je vais retrouver, tout feu tout flamme, après quelques 26h de voyage depuis la Grèce ! Comme à mon habitude, c’est un beau bordel organisé : tout se fait plus ou moins à l’arrache mais on finit par se retrouver, malgré nos terminaux différents et nos numéros de téléphone pas vraiment compatibles. Et cékique j’aperçois au loin ? – Coucou Josyyyy ! – Hello MitMout !!!
Il est temps de rétablir un peu la vérité : je l’appelle Josy au lieu de Joseph, tandis que lui a pris la sale habitude de m’appeler MitMout, mon nouveau surnom officiel qui vous fera donc enfin comprendre pourquoi ma page d’accueil s’appelle « MitMout est partout ! ». Je ne sais pas d’où lui est venu ce fabuleux surnom mais ce sera toujours mieux que Mathildou ou Matou, hum. Nous formons un jeune et beau duo, encore une fois très atypique, bien différents mais assez complémentaires. Vous vous en rendrez sans doute compte au fur et à mesure des anecdotes.
Sydney donc.
Mon budget pour 4 jours ? 400€, en étant optimiste. La soirée a donc bien commencé quand on a réussi à choper une navette je-ne-sais-comment totalement gratuite jusqu’à Central Station, où notre auberge était située. Et devinez quoi ? Cékiki a encore initié un novice de chez novice en la matière en ce qui concerne le concept de l’auberge ? Bibi bien sûr. On reprend tout à zéro, on réexplique l’idée de haut en bas, on rassure pour la énième fois, on devine le désespoir à travers son regard, mais on fait tout pour qu’il se sente confortable au final. Bon, la première nuit, inutile d’essayer de convaincre qui que ce soit : on est fatigué, on va se coucher, on réfléchira plus tard. Je crois ne pas avoir été trop brutale en ce qui concerne le choix de l’auberge : une usine où dorment 500 personnes, beaucoup de facilités, de professionnalisme, mais aussi d’extra coûts, tout cela parfaitement géré par l’établissement. Difficile de faire des rencontres durables ou plus approfondies avec tout ce monde, ce n’est pas le vrai concept de l’auberge comme je l’entends mais ça donne un petit aperçu. – Je crois que je devrais être sponsorisée par hostelworld.com tellement j’ai l’impression d’avoir été payée pour vendre l’idée de résider en auberge. Oui, oui, paragraphe sans doute inutile à vos yeux mais qui permettra de comprendre par la suite nos premiers jours à Brisbane 😉
Anyway, après une première nuit très agitée et peu réparatrice –fusillez donc du regard celui qui a manqué de respect à 7 autres personnes en revenant complètement déchiré de sa soirée et qui s’est plu à agoniser dans la chambre-, c’est quand même de bonne heure que nous sommes debout, bien décidés à fouler le sol de la capitale. Une première pour Joseph, une seconde pour moi, l’occasion de redécouvrir cette ville qui me réservera, je l’espère, de très belles surprises à l’image de Melbourne.
Par chance, Joseph aime marcher, se plait à déambuler dans les rues et peut même atteindre une vitesse de pointe supérieure à celle de la marche parisienne moyenne. Que du bonheur ! Nous sommes sur la même longueur d’onde ! Ce qui nous aura donc fait plus de 17km au compteur le premier jour. Ouich nos petits petons ont souffert. Mais damn it, il y a tant à voir, tant à apprécier, tant à découvrir qu’on ne veut rien louper. On a donc décidé de faire les indispensables et les must-see pour ne rien regretter, surtout au vu du temps sublime qui nous est offert.
Sur votre droite donc, l’itinéraire effectué le 1er jour, Joseph encore totalement en décalage horaire…
Direction donc en priorité l’Opéra le plus célèbre du monde, celui qui surplombe la baie et qui fait concurrence au Harbour Bridge. Une fois que l’on rejoint Circular Quay, il semble que l’un de va pas sans l’autre : sur les photos, on se plait à prendre les deux, à jouer avec les ombres et les silhouettes. Notre premier aperçu après avoir descendu la rue principale de la City, alias George Street -3km de long-, sera le quartier des Rocks qui mène tout droit au Harbour Bridge. Du charme, du charme, encore du charme, et un aménagement exceptionnel. On sent que le tout a été pensé et dessiné pour les touristes mais la vue est indéniablement impressionnante tandis que l’ambiance est on ne peut plus typique avec les cafés-restaurants. En longeant Circular Quay, je me remémore les images et suis ravie de voir qu’aujourd’hui, j’en suis tout autant voire plus émerveillée.
Joseph est conquis aussi, c’est la raison pour laquelle nous y passerons plus de deux heures. En ce qui concerne l’Opéra House, il n’a d’égal que sa grandeur et sa stature. Vu de près, son architecture est fascinante et je me demande vraiment comment son fondateur dont j’ai oublié le nom (inculture jusqu’au bout) a mis tout ça sur plan et bâti un tel prodige. Les détails de l’extérieur comme de l’intérieur sont parfaitement travaillés. Nous n’avons pas eu le temps ni le luxe de pouvoir nous payer un opéra, mais avons en revanche récolté des témoignages plus que positifs à son égard. Personnellement, j’ai eu le privilège d’y visiter les toilettes, et croyez-moi ou moquez-vous, mais rien que ce furtif séjour m’a laissé sans voix. L’Opéra en 6 fois, c’est parti.






Assez parlé de Circular Quay : ce n’est pas la seule chose à voir à Sydney. En plus d’arpenter les rues, la priorité numéro 1 d’un touriste avisé est en général de trouver un point de vue qui permette d’admirer la ville et les environs. Pas très compliqué de mémoire ; allons faire un tour à la Sydney Tower Eye et montons tout en haut. Je suis certaine qu’en prenant de la hauteur, mon Josy va se sentir comme son ancien chez lui à Hong Kong tandis que je m’apprête à re-savourer cette expérience. Bingo, pas de queue, pas d’attente, un petit film sur la ville pour tenter de justifier les 25 euros qu’on nous a fait payer pour monter, et puis le plaisir d’apercevoir les Blue Mountains au loin avec ce ciel si bien dégagé. Vue à 360° qui confirme ce que je pensais : la plus belle baie du monde mérite bien son nom. J’en étais déjà persuadée, j’en suis maintenant convaincue. Je vous laisse apprécier la vue pour vous en faire une idée.

La plus grosse escroquerie du siècle, à 25€ la pièce : photo sur photo discretos, et je l’ai gratos. Je sais, c’est mal.
Pour le reste, on aura mis les pieds un peu partout et traversé les Royal Botanic Garden (qui, à mon goût, n’ont absolument rien à voir avec ceux de Melbourne – beaucoup plus de charme à Sydney !), mais aussi longé la promenade McQuarie pour nous rendre jusqu’au McQuaries’point et admirer les deux géants de la ville sous un autre angle, celui des cartes postales en général. Quoi de mieux qu’un coucher de soleil depuis ce point de vue. En 3 jours, les ruelles et les avenues de la City n’ont quasiment plus aucun secret pour nous, Joseph peut vous l’assurer !
Beaucoup, beaucoup de photos.
Beaucoup, beaucoup de mal à choisir, alors faites vous plaisir.
Les Royal Botanic Gardens

Nouvelle espèce détectée : ces oiseaux ne sont autre que des Ibis, toujours à l’affut de bonnes choses à déguster et prêts à vous dérober.



































