Jour 2 – Mount Cook et la région des lacs

Sur la route, on s'arrête au lac Tekapo - endroit magique qui ressort peu sur la photo

Sur la route, on s’arrête au lac Tekapo – endroit magique qui ressort peu sur la photo

De bon matin nous nous levons, et de bon matin nous constatons …qu’il est déjà 8h ! Deux choses : nous avons dormi comme des loirs emmitouflés dans nos polaires et autres pulls (temps nécessaire pour se remettre de nos émotions de la veille, sans doute), mais cela signifie aussi que …le soleil se lève très tard et raccourcit nos journées à …8h ! Sachant que la nuit tombe très vite à partir de 16h, ouich, celles-ci vont passer vite et le temps va être plus que compté.

Après un rapide tour du camping et de la jetée, nous filons donc droit vers les lacs où nous comptons bien trouver un endroit final avec vue imprenable, qui appelle à la méditation. JB fait ses premiers essais au volant, sur des routes similaires à ce qu’il avait l’habitude de faire : campagnes, tracteurs et moutons, pas si loin que ça la Vendée finalement… Prise de confiance progressive et un peu plus de détente aujourd’hui : on tente la musique entre deux arrêts points de vue.

Au loin se dessinent des montagnes qui ne me donnent qu’une chose : envie de chausser mes skis et de descendre des pistes. Les nuages se lèvent et laissent place à un soleil radieux, encore une fois. Je bénis ma bonne étoile, et profite de ces panoramas absolument magiques. Petit à petit, on se rapproche du lac tekapo, dont la couleur bleu turquoise en blufferait plus d’un. Similaire aux lacs de Patagonie précédemment visités en 2012, pour vous donner une idée… On y mangera et grignotera une petite pomme et des Tim Tam bien mérités alors qu’on lutte chaque minute contre le froid. Il fait beau, oui, mais il fait froid et le vent est bien présent. J’avoue que sans mon manteau de ski, je n’aurai pas survécu. Mais au final, nous nous en tirons bien avec notre équipement et pouvons en profiter pleinement. Il faudra juste ne pas s’étonner de notre manque de style sur toutes les photos 😉 Alors qu’on sort des sentiers battus, on découvre un petit chemin menant en haut de la colline qui surplombe cet incroyable lac. Un panneau rassurant nous accueille : « Conducteurs, c’est à vos risques et périls. Vents très forts et pente à 60% sur 4km, vitesse maximale autorisée : 20km/h. » Well, nous l’avons fait et sommes toujours vivants. La route est sinueuse mais offre une vue majestueuse. Des jeux de lumière improbables alors que les montagnes retiennent d’épais nuages. Au sommet, il y a tellement de vent que le van bouge, et nous pouvons même nous permettre de nous laisser aller face à celui-ci sans tomber. Tiens, je me sens légère tout à coup !

Fin de journée plus incertaine avec un temps qui se couvre, on met le cap vers le lac pukaki en vue de trouver refuge. Un bleu encore plus intense que le premier lac, oui, oui, c’est possible. Les premiers pépins aussi : ravis d’avoir trouvé un petit chemin où s’arrêter et profiter d’une incroyable vue, nous aurons été un peu trop optimistes quant à la façon de rebrousser chemin : et voilà, nous sommes embourbés. Le pneu qui surchauffe, la pluie battante, impossible de pousser le van étant donné son envergure. Panique à bord, JB tente de me calmer mais surtout de raisonner. On est coincé ! Au final, avec les compétences managériales de JB et mes brillantes capacités de conduite, on s’en sortira in extremis après plusieurs manœuvres. Belle frayeur… et pas la seule. Autres pépins survenus entre autre : être coincés de l’interieur dans le van pour nous ne saurons qu’elle raison, donc ouverture de porte via la fenêtre ouverte. Le réchaud qui marche une fois sur dix, duquel nous désespérerons à faire chauffer nos pâtes …in fine, nous trouvons un parking avec toilettes publiques où il n’y a personne et où nous dormirons JUSTE en face du lac turquoise avec les montagnes derrières : tout simplement ce dont nous avions rêvé jusqu’ici. Alors que la pluie tombe, on parvient tout de même à se faire un dîner de rois : dans le noir complet et un froid polaire, des pâtes donc, du saumon tout frais acheté sur le bord de la route – spécialité des lacs – un peu de fromage fondu et…. Un chocolat chaud savamment concocté avec l’eau bouillante des pâtes. Oui, oui, nous l’avons fait. En même temps, une heure pour faire bouillir de l’eau, ça refroidit un peu nos ambitions, alors que nous sommes déjà congelés.

Coucou c'est nous !

Coucou c’est nous !

On attend le lever du soleil avec impatience, en espérant que le ciel soit dégagé, pour profiter de notre localisation 5 étoiles et en faire notre place pour petit-déjeuner.

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