Promesse tenue avec la chance qui nous sourit à nouveau : il ne pleut plus, mais surtout, nous profitons d’un sublime lever de soleil aux couleurs rose pale et orangées. En marge de la ville, nous émergeons tranquillement et ne cessons de penser que nous avons bien fait d’éviter une énième nuit sur un parking, à risquer amende et réveil agité par le bruit des moteurs.
Parés pour explorer les rues de Wellington, c’est avec une bonne grosse marche de 2h que nous visiterons les jardins botaniques et en ferons le tour. Et pas des moindres, à jongler entre pentes et montées rocambolesques. Du sport, on en voulait, on en aura eu ! À ma grande surprise, encore très peu de choses à visiter en ville. Cela dit, nous aurions pu nous en douter après les désillusions précédentes, mais tout de même, Wellington étant la capitale, on s’attendait à un peu plus ! Le parlement n’est pas joli, au contraire il en rebuterait presque plus d’un. Les bâtiments adjacents ne sont d’aucune harmonie, les docks et le quartier maritime ne sont pas si bien aménagés. De grandes grues gâchent souvent la vue, le port n’est pas très charmant, bref Picton à côté peut se vanter d’être beaucoup plus distingué. De même, la Railway Station est une réplique parfaite de celle d’Auckland : qui a copié qui, allez demander aux architectes et leur manque d’imagination. Malgré tout, nous flânons et prenons notre temps comme rarement : qu’il fait bon se promener dans les allées du marché, sur les rives et sur les quais.
Mini-reportage de Wellington

Les jardins botaniques, d’un côté bordé par de charmantes maisons, et de l’autre par… le cimetières public, dans plein de petits recoins

À côté du
Parlement, une église, toujours dans le même style – contreplaqué jaunâtre – pas d’histoire

À gauche du Parlement : non mais de qui se fout-on, là… Sans faire ma prétentieuse de Parisienne ni mon ethnocentrique, avouons-le : c’est moche ! Mais moche de chez moche ! C’est quoi ce bâtiment, où sont les architectes ?? (histoire qu’on les mette au bûcher)
Désolée mais pour moi ce genre de choses n’est en rien digne d’une capitale, voilà.
Après-midi instructive alors que nous découvrons que le Te Papa Museum est gratuit : bingo, c’est LE musée à voir selon beaucoup, qui globalement relate l’histoire du pays et apporte plus d’informations sur la culture Maori. Je dois avouer qu’il a très bien été réalisé, à la fois pensé pour les enfants et tout public curieux d’en savoir plus sur le pays. Résultat, nous y flânerons 2h avec des pieds qui commencent à se faire lourd. Plus de 8km au compteur depuis le matin, et trop de piétinage : JB me surprend pendant un petit moment de faiblesse, allongée sur le canapé du musée.
Anyway, on lève les voiles vers 15h en vue de se trouver un camping plus au Nord et avec objectif de réduire la route pour le lendemain. C’était sans compter sur un petit pépin, duquel je risque d’y laisser quelques malheureuses plumes… bien braves que nous étions à tenter ce parking public sur 8 étages : la montée aura été maîtrisée, mais la descente aura eu raison de nous : une peinture abîmée par une barrière touchée de trop près. Affaire à suivre, je ferai les yeux doux au monsieur de l’agence – après tout, ce n’est que de la peinture…
Bref, on s’établira bien plus au Nord que ce que nous avions pensé, entre Wellington et Tongariro National Park, un des plus célèbres volcans de la Nouvelle-Zélande et dont la traversée demande bien du courage. Peu de chance de pouvoir en profiter étant donné les trombes d’eau tombées ces jours passés, mais nous allons tenter.
Pour l’instant, on espère juste que l’île du Nord ne sera pas synonyme de pluie constante et que, même si la barre à déjà été placée très haute avec le Sud, nous en profiterons un maximum avec si possible le soleil en guise de compagnon.
À tantôt !



















