…et ses sources géo thermales.
Que dire d’une journée riche en activités …et en émotions !
Avec une matinée ponctuée d’arrêts inattendus, nous nous sommes régalés à jongler entre visites artisanales et activités thermales à l’approche de Rotorua, le quartier général des Maori. Entre autre, une fabrique de miel avec dégustation – et forcément un petit souvenir du terroir – , une soufflerie de verre dont je terrai les dépenses finales aux montants indécents – affaire à suivre – et les célèbres Huka Falls dont la couleur impressionnerait même les plus blasés. Et devinez quoi ? Le tout par temps ensoleillé, malgré une nuit de gel et un sommeil difficile à trouver. Des photos en veux-tu en voilà, on en a plus qu’il n’en faut.
L’objectif d’aujourdhui restait tout de même les sources thermales de Rotorua, fort connues sur Google images pour leurs incroyables palettes de couleurs qui s’étendent du vert émeraude à l’orangée, en passant par la roche naturelle grisâtre. Un délice pour les yeux. Certains diront que le prix se paie fort à l’entrée, mais où peut-on bien trouver ailleurs pareille merveille ? Le circuit est parfaitement aménagé, de sorte que nous éviterons joyeusement les quelques autres Asiatiques, seuls aventuriers de la journée. D’ordinaire si bondées, les sources sont désertes et le domaine semble nous être entièrement dédié !
On y flânera une bonne heure et demie, bluffé par les couleurs et l’odeur persistante du souffre qui nous empêche presque de respirer. Le soleil intensifie tous les contrastes; difficile d’en croire nos yeux : à peine 4 mètres séparent deux sources que l’une est orange pétante et l’autre gris-verte. En passant, on entend les bulles de gaz éclater en surface alors que le sol avoisine les 100°C. Une merveille de la nature que j’ai décidé d’immortaliser bien plus que de raison.

Je n’ai pas déterminé ce que je faisais à ce moment-là, mais notez l’événement : je suis en T-shirt !
La blague du jour, c’est lorsque nous décidons de retourner à la soufflerie située 20km en amont, alors que JB est finalement rempli de regrets à l’idée de ne pas avoir acheté un sublime collier pour sa bien-aimée. À le voir se traîner ainsi et l’âme en peine, je l’incite à y retourner et ce, malgré l’investissement financier : hors de question qu’il passe à côté de ce qu’il semble avoir vu comme étant le Graal. Allez mon JB, c’est pour de bon maintenant !
Jusqu’à ce que, au parking, nous nous apercevions que… nous venons de crever. La blagounette du jour. Chance ou pas que cela ce soit passé à l’arrêt – du moins que je n’en aie pas senti l’impact au volant – je ne me voyais pas changer une roue d’un van pesant plus d’une tonne, à l’arrache, et surtout au vu du peu d’équipement fourni par l’entreprise le cas échéant. Interdiction formelle pour JB d’y toucher aussi, je ne veux pas non plus avoir à financer des funérailles. Une seule solution dans ce grand moment de panique : AU SECOUUUUUUUURS ! Avec le plus charmant des sourires, je me repointe donc dans ce fameux magasin de verre, la bouche en cœur, pour expliquer que 1) Nous étions revenus pour racheter un collier, mais que 2) Ce serait d’abord bien que quelqu’un nous aide pour la roue. Pas de nouveau pneu, pas de chiffre d’affaires supplementaire. Bingo, je crois que Dieu s’est réincarné en homme à tout faire le quart d’heure suivant : en 10min top chrono, le patron nous fait une démonstration simple et efficace. Grand soulagement au final.
Depuis ce jour-là, JB a non seulement acheté son collier, mais nous roulons avec une roue de secours. Oui, oui. Pour deux jours…




















