Comment est-on passé de Hobbiton à la côte Ouest en si peu de temps ? C’est pourtant bien simple : la veille, on roule près de 3h sur des routes sinueuses et suicidaires, de nuit car les journées sont trop courtes. Comment est-on resté en vie et avons atterri sur le parking d’une station d’essence presque abandonnée ? L’opération du Saint-Esprit. Dieu existe épisode 10, ladite station est tenue par un couple de retraités adorables, qui vont chaleureusement nous offrir du poulet frit, en plus du wifi, de l’électricité et d’une douche chaude, pour un prix dérisoire de 5 dollars. Et surtout, surtout, de la convivialité : nous sommes comblés. Notre charmant hôte nous laisse le temps de régler quelques petits problèmes en ligne alors que nous sommes déjà contents en pensant au petit-déjeuner que nous partagerons le lendemain en leur compagnie. Nous sommes au milieu de nul part, il n’y a rien, et pourtant ces gens respirent la générosité.
Nuit fraîche, sans doute une des dernières à se les peler comme jamais. Demain, il faut déjà rendre le van ! Avant toute chose, on finit en apothéose : les caves de Waitomo. Surtout convoitées par JB, c’est avec plaisir que je me suis laissée tenter. Apparemment, le Black River Rafting ne se loupe pas pour tout touriste qui se respecte et aime dépenser. Comprenez rafting dans les caves, non seulement pour faire le plein de sensations, mais surtout pour admirer les vers luisants qui bordent les parois et rendent le lieu si unique en son genre.
Bon, me balader dans des caves a souligné une tendance légèrement claustrophobique, tout autant que s’est confirmée mon aversion pour l’escalade : définitivement je ne maîtriserai jamais ce sport et l’on ne m’y verra jamais exceller. Mais enfin, nous mesurons la chance d’avoir un guide pour nous tout seul et qui aura personnellement su me rassurer un peu. JB est comme un poisson dans l’eau, et instaure un rythme un peu trop effréné à mon goût : résultat, les deux hommes m’attendent, comme d’habitude. En même temps, ne pas savoir où tu mets les pieds, le tout dans le noir et avec des anguilles comme compagnons (si j’avais su…), navrée d’être effrayée. Tout autant que de rester coincée entre deux parois dont je n’arrive définitivement jamais à me défaire. C’est officiel : JB a adoré, tandis que j’aurai adoré le voir s’éclater. Point à la ligne 😀 Ajoutons à cela une température marine avoisinant les 9°C, en plein froid d’hiver : une fois mais pas deux, histoire de dire que les caves de Waitomo et ses 100 ans d’exploitation ont été testées et approuvées (je reconnais le caractère unique de la chose).
Le tout en photos
Malgré tout, le Black Water Rafting en aura valu la peine rien que pour cette seule et unique photo,
de laquelle jamais je ne m’arrêterai de me moquer … TADAAAAA
Belle journée tout de même et bien remplie, puisqu’en plus des caves explorées, nous avons eu la chance de tomber sur une Kiwi House en passant notre chemin : ça tombe à point nommé, alors que JB désespérait de ne jamais voir de kiwis sur le trajet et que c’est déjà le dernier jour ! Mon sang n’a fait qu’un tour : surprise surprise, offert par la maison – un petit tour dans ce centre qui a l’air bien plus authentique que les immenses et imposants ‘Wildlife Center’ croisés précédemment et dont les prix qui flambaient ne garantissaient pas nécessairement la qualité.
Et une petite heure passée à les regarder, ces animaux de la nuit ! De jour, presque aucun espoir de les apercevoir : en plus, d’être excessivement craintifs des humains, ils préfèrent chasser une fois la nuit tombée. Bref, la Nouvelle-Zélande et ses kiwis n’a d’égal que l’Australie et ses kangourous : un vrai symbole ! Le soir venu, nous retournons chez nos hôtes préférés pour passer une dernière nuit bien gelée dans notre van devenu cocon.






















