
3 mois de retard – impardonnable
Deux semaines ont apparemment suffi à me lasser, il est temps de reprendre l’avion. Direction Bangkok les amis, parce que Lia le vaut bien ! Lia, c’est mon ancienne collègue de Sofitel à La Défense. Ses congés sont pour la Thaïlande cette année : en voilà une bonne excuse pour m’échapper. Une bonne deuxième raison est le voucher que j’ai réussi à me procurer pour une nuit gratuite au Sofitel de Bangkok, avec une combinaison 2ème nuit à -70% : impossible de refuser.

En 43 minutes, je survole déjà ce qui me semble être une ville immense. De nuit, les lumières impressionnent, je ne pensais pas Bangkok si étalée ! Bienvenue en Asie, la vraie, celle des grandes villes. Je sens que je vais me régaler, et ça commence dès le petit déjeuner le lendemain matin, avec Lia et son copain : une tuerie, ou comment éviter de vous décrire un pétage de bide légendaire (on ne me refera plus). Par 55 degrés au dehors. On a fondu toute la journée.
Lia et Célian, c’est un peu le même délire que moi : se paumer dans les quartiers, errer dans les rues sans que personne ne soit capable de nous indiquer où l’on se situe. C’est faire local, quand après un petit dej au Sofitel, on souhaite prendre le taxi boat qui est une misère dans son organisation. C’est se comporter en mauvais touriste en se pointant à l’heure de fermeture des différents sites historiques et autres palaces. Comme des fleurs, on paie pour ne rester qu’une heure à peine. Comme des fleurs, on préfère attendre une heure un taxi qui mettra le meter, plutôt qu’un autre qui nous prendra uniquement au forfait.

Le Grand Palace

Ou la folie des grandeurs …
Le soir venu, je me retrouve à jongler entre boissons, bars, déguisements d’Halloween, roof top et mini averses, avec la finale du match de rugby qui opposera la nouvelle Zélande à l’Australie. Ambiance ! 5h du matin et 3h de danse plus tard, je ne suis plus que fatigue.
Le résultat, en ayant trainé et fait la fête une bonne partie de la nuit, c’est que je n’ai visité Bangkok qu’une journée, en laissant de côté une partie des monuments, au profit de quartier choisis de façon aléatoire. Drôle de façon de visiter, je sais. D’autant plus en sachant que mon dimanche, je l’ai passé à l’hôtel pour ne rien faire. Le scandale ! Rentrée dans un état lamentable le soir même …
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Vendredi 13 Novembre - 21:45 heure locale du Cambodge
Celle qui marquera tristement l'histoire de France, sur son fuseau différent.

Au marché grande avenue
Il est temps de remettre ça 15 jours plus tard donc. Ben oui, j’ai loupé Big Buddha alors que j’étais passée juste à côté, il fallait bien que j’y remette les pieds ! (voir plus bas, sa taille en vaut le scroll down !!) Même endroit, même heure, presque même jour, me revoilà dans ma nouvelle maison qu’est l’aéroport de Siem Reap.
Cette fois, je suis logée gratos par Sean (et ses colocs) que j’ai rencontré lors de ma première visite des temples d’Angkor ! Canadien installé depuis un an ici, il s’improvise guide local. Enfin, si l’on considère le meilleur combo cheese burger-pizza-cheesecake-nachos et bières du local.
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Versus les malls et la démesure
Ma vie dans les malls VS le plus grand marché du monde : un délice. Les deux expériences sont opposées mais valent le détour : ça et la dans les allées, un dédale de marchandises qui s’étendent d’un bout à l’autre du quartier. De tout vous trouverez, dans les ruelles vous vous perdrez, et de certains comportements vous ne serez plus interloqués : pour les vêtements, oubliez cabines d’essayage, tous à poil ! Odeurs et déchets feront partie du voyage, lorsque les malls bien plus modernes vous enivreront d’un mélange Dior-Chanel bien plus accommodant. Le vol à la sauvette au marché ne sera sans doute jamais rendu possible dans les malls, où luxe et sécurité sont indissociables depuis déjà des années.
C’est ce décalage permanent qu’offre Bangkok; cette palette de contrastes que l’on retrouve dans plein de détails de la vie. La première fois qu’on y goutte, on aime ou on déteste. Ce qui est certain, c’est que l’on n’y reste pas indifférent. Je crois toutefois que ce mode de vie est assez caractéristique de tout ce qui se passe du côté asiatique en général.
La Thaïlande à cela dit cette particularité que d’autres pays n’ont pas. Le plus souvent appréciée des vieux hommes bedonnants (quoi donc je généralise ?), Bangkok n’y échappe pas : j’ai moi aussi déferlé dans la Cow Boy Street où lumières et néons rappellent au premier abord une ambiance bon enfant dans un mini Tokyo. Naïve vous avez dit ? Effectivement, lorsque l’on comprend qu’au milieu de ce spectacle sons et lumières parfaitement orchestré, des adolescentes aux têtes de poupées -dont je n’ai osé compter le nombre – apparaissent à 80% dénudées, aux talons haut perchés et collants saillants. Sur le moment, le spectacle de rue est interpellant, embarrassant, parfois amusant, souvent choquant : chacune de ces demoiselles porte un numéro et est choisie au bon vouloir de son mentor. Sur le papier, elles ont 15 ans à peine, alors que je les soupçonne d’être bien plus jeunes en réalité.

Cow boy Street donc ! (version soft)
Anyway, les soirées de ma deuxième venue confirment la première : Bangkok regorge de mille et une options pour sortir et s’amuser par 30 degrés. Je n’imagine pas le reste du pays et ses îles qui font parler d’elles dans le monde entier et en conséquence déjà sont prisées. Très prochainement, je pourrai crier « à nous deux, ma Zoé ! »
Méli-Mélo parce que j’en ai trop
1. Un aperçu du Grand Palace







2. Big Buddha
(parmi les 4 plus grands au monde – tout de même ! – admirez la bête)



3. Au fil des temples






4. Les panoramas


5. Bangkok Lifestyle

Pimp my moto

Les joies des touk touk

Un peu d’organisation …

Mes tendres amours, mes chéris fils électriques

Quelques parcs existent !

…le confort, parfois, aussi

… en contraste avec la majorité des petits shops où vivent leurs propriétaires

Voilà, voilà … Un seul mot : l’Asie.

Un seul mot bis ..!

En plus de parcs, des canaux; pour ajouter du bucolique

La tentative du Gong versus la tentation du Wifi …

Oops, j’ai trop parlé !

Mieux vaut aller se confesser.

Je suis obligée : les toilettes les plus inspiring que j’ai testées jusqu’ici.
Merci Bangkok et à la prochaine !
Jamais deux sans trois, disaient nos ancêtres
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Ce récit terminé, c’est bien vers vous tous que vont mes pensées …
Les attentats ont ici aussi été vécus de façon difficile, ce même week-end où le mot insouciance concordait avec mon envol pour la Thaïlande.