Décembre et ses festivités ont sonné avec la fin de l’année. Les lumières s’allument, les hôtels se parent de leurs plus belles décorations, et la nuit revêt une atmosphère de magie qui envoûte. Moi, j’accueille avec bienveillance ces moments, mais surtout celui qui me permettra de souffler un peu, le temps d’une escapade Singapourienne. Après Lia en Octobre et Marie-Charlotte au début du mois, c’est Charlotte qui s’y colle.
Bonjour Singapour, bonjour population, bonjour modernité !
Je débarque moi et mes vêtements dépareillés dans une ville 100% apprêtée. Je retrouve un peu d’Europe dans cette partie de l’Asie et ce n’est pas pour m’en déplaire : je ferais bien un peu de shopping là maintenant tout de suite !
Le rêve ne fait que commencer : en découvrant où Charlotte et son copain ont posé bagages, je songe directement à changer de vie. En 2h30 à peine je me retrouve plongée dans un monde aux antipodes de celui du Cambodge. Littéralement, puisque la piscine olympique à disposition des deux tourtereaux me fait les yeux doux. Ces derniers vivent dans des immeubles caractéristiques de Singapour, ces nouveaux buildings tous neufs qui forment un complexe et mettent à disposition des infrastructures communes et démesurées. Piscine donc, salle de fitness, spa, sauna, barbecue area …voyez un peu !
Leur appart? Une vue imprenable sur la ville, avec mention spéciale pour les lumières nocturnes. Leur chambre? Une mini suite avec salle de bain privative. Leur vue? une double baie vitrée qui du haut du 20ème étage donne le vertige. Trop d’émerveillement, même lors d’une escapade aux toilettes. C’est indécent.La ville préférée des expatriés français, paraît-il.
Marina Bay District – CBD
Tout semble en fait converger autour du Marina Bay : les environs de Gardens Bay sont en accès direct depuis l’hôtel, tout comme le centre commercial où les tentations se transforment en folies dépensières après avoir écouté les vendeurs et leur discours finement rodé. Premières victimes : les asiatiques. Notre folie à nous n’aura pas été le shopping, mais une expérience désaltérante au dessus de tout : a la fois de la ville, mais aussi de nos moyens. Pour 30 dollars par personne, une ascension de 60 étages nous a ouvert les portes au bar le plus haut du monde, bien plus élevé que celui du Marina Bay. Bienvenue à l’altitude, ou personne ne sait si c’est en conséquence d’un verre de trop ou d’un vertige passager que l’on titube. Impressionnante vue à 360 degrés, la sensation est assez unique. Je crois que charlotte et son copain ont apprécié le moment, dans un quotidien ou chaque dollar dépensé est compté. Testés aussi, les clubs de la ville. Forcément, on est dans du plus qualitatif qu’à siem reap.
La recherche d’exotisme, un leurre
Mais où sont donc cachés les sentiers qu’on nous avait présentés ?! Seul réconfort face à notre air dépité, l’arrogance notable des singes qui se sont tout à coup présentés. Des vrais féconds, ces animaux, avec leurs familles nombreuses et leurs bébés qui s’accrochent aux parents ! Des vrais voleurs également, me rappelant leurs parents du Costa Rica, où tout objet contenant de la nourriture est susceptible de vous être arraché sans aucune pitié. J’imagine le danger quotidien pour les jolies maisons avoisinantes : exit les fenêtres ouvertes et le grand air frais, à moins d’être un amoureux du risque.Au final, un séjour diversifié dans une ville qui, semble t’il, a beaucoup à offrir aux âmes en quête d’exotisme sans trop prendre de risques. Nichée au cœur de l’Asie du sud est, il est aisé de comprendre pourquoi Singapour fait office de mégapole préférée chez nos compatriotes : elle offre tout simplement une incroyable bulle de confort durant les semaines de travail, tout en constituant un fabuleux point de départ pour les weekends ou l’envie d’ailleurs se fait plus forte : à l’image de ce mode de vie, c’est bien l’aéroport de Singapour qui en est devenu le parfait symbole, avec ses infrastructures hors du commun et son sens du service frôlant le 5 étoiles.









































