L’escapade du mois en bonne compagnie : je dis oui.
Après Koh Rong et son île de sable blanc, cap sur Kep et Kampot depuis l’aéroport de Sihanoukville. Cette fois, je mise sur de la verdure, de l’authenticité, du calme et un peu plus de patrimoine …culinaire. 3 jours de farniente, tantôt au bord d’une rivière bordée par des bungalows, tantôt dans un boutique hôtel avec un charme déconcertant et coucher de soleil sans précédent.
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Kampot, c’est la ville du poivre et du durian, ce fruit puant et repoussant. Kep, celle du crabe et des petits pêcheurs, où la notion de centre ville est inexistante et où l’histoire pèse encore sur les habitations décimées : encore marquée au fer rouge, elle tente petit à petit de retrouver son aura des années 50 où la jolie plage attirait bien des rentiers de Phnom Penh et autres riches de la haute société. Depuis, les villas ont été détruites et tout est à refaire. Pas un chat le long de la cannebière (et oui, Marseille n’en n’a pas l’exclusivité), ni sur l’île des lapins où averses et orages ne nous auront pas empêchés de profiter de l’eau a 50 degrés, entourée d’une montagne de déchets. Immense challenge du futur que celui de la sensibilisation des populations à la pollution et que du développement du service public pour empêcher ce genre de désastre humanitaire et effarant. L’île des lapins est bien souvent envahie par les cambodgiens les weekends et ne trouve plus dans sa superbe que les cartes postales immortalisées avant leur débarquement. Pour le reste, ce sont des milliers de bouteilles et de déchets plastiques échoués sur le sable, dont personne ne semble se soucier par manque de conscience environnementale. La catastrophe est réelle, mais pas inévitable.
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Oust le discours alarmiste, Kep dispose fort heureusement d’un atout non négligeable : son petit parc naturel qui nous fait prendre de la hauteur avec jolie vue et sueurs permanentes par une chaude matinée. 8km de marche qui sonnaient comme 15, la piscine était d’un réconfort notable après l’effort.
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Quant au célèbre marché, il n’a, à mes yeux, pas encore trouvé d’égal dans tout le pays. Sans doute car nous aurons dégusté des fruits de mer et du poisson dignes des plats servis dans les plus grands restaurants…pour 4 dollars seulement. Un cadre qui ne paie pas de mine bien qu’en bord de mer, mais un panorama et une qualité des plats qui nous a fait revenir le jour d’après juste avant de repartir en direction de l’aéroport.
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Entre Kep et Kampot, bien souvent les cœurs balancent. Le mien ira pour Kampot, sans doute pour l’environnement naturel et apaisant de sa rivière, avec une zénitude accrue lorsqu’on y loge au bord. Bungalows à l’appui et activités nautiques en tout genre dans un cadre verdoyant, ça me rappelle curieusement la maison de mes cousins au bord du Lot où nous passions nos vacances d’été, près d’Agen. Stéphane est comme un poisson dans l’eau et m’initie une deuxième fois au kayak, que je rayerai définitivement de ma liste de sports favoris : j’ai une ampoule, j’ai mal aux bras, j’ai mal au dos, et il fait chaud ! Je préfère les bouées qui me permettent de flâner et de suivre le cours de la rivière… Qu’il fait bon ne rien faire …!
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Nous retiendrons de ces trois jours une jolie parenthèse ensoleillée,
après 4 jours intenses passés dans les entrailles d’Angkor Thom, fiers de s’imaginer aventuriers.
Kampot – la rivière
Kampot et le parc national de Bokor
Kep et les environs
Zappée, l’île des lapins en photos, pour cause de pluie incessante – cf ciel très, très menaçant en arrière plan 🙂






























