Koh Ker et Beng Malea


…le doublé en un mois !

Indissociables de par leur proximité et les offres d’excursions communes, ma première visite sera avec Stéphane, et la seconde se fera par un (mal)heureux hasard avec les collègues du Sofitel. Deux visions, deux timing différents, et une expérience unique à chaque fois. Bien qu’au même endroit, j’ai l’impression d’avoir visité deux lieux complètement différents !

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Koh Ker

VS

Beng Malea

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Avec Stéphane, c’est la poursuite de notre folle journée depuis Preah Vihear. Notre chauffeur privé nous conduit dans un silence béni vers les ruines de Koh Ker, ancienne capitale Khmer décrétée lors du conflit né entre deux frères convoitant du trône. La rase campagne se décline a l’infini, et Koh Ker nous apparaît au bout de chemins rouges et sinueux. Le site est superbe, et connu par la forme de ses constructions aux airs de temples Incas : pas besoin d’aller au Mexique, nous y sommes déjà ! Au coucher du soleil, la lumière est sublime. Les terres toujours aussi sèches, mais qui s’accordent avec la lumière déclinante. Au sommet, les sols plats apparaissent, encore et toujours. Le Cambodge semble n’être qu’une plaine infinie, débordante d’arbustes suffocants sous une jungle épaisse. On adore, et on est presque seul. Épuisés, mais seuls au beau milieu d’un silence sans nom. Celui que je chéris tant, et si rare dans une Asie remplie d’énergie. Ça me fait un bien fou.
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Expérience bien loin de mon escapade rocambolesque qui a eu lieu avec les locaux de Sofitel, ceux avec qui je compose au quotidien. Eh bien eh bien …ils sont durs à suivre !!! Départ 4h du matin, dans un bus qui ne cessera de trembler face aux routes défoncées, mais surtout au gré des mouvements et cris sauvages d’une tribu complètement hystérique. Objectif affiché : boire, boire, boiiiiiiire, de la bière, sans compter, et se retrouver ivre mort dès 9h du matin, après avoir épuisé ses cordes vocales entre beuglements et cris animaliers. Je me suis retrouvée, moi HOD, moi expat’, moi et mes petites manières, dans un véritable zoo humain. Mes tympans ne m’ont toujours pas pardonnés. Je les ai haïs sur le moment, et en même temps n’ai pu que constater leur joie de vivre et volonté de festoyer dès que possible. Qu’importe l’endroit, qu’importe l’heure, chaque arrêt est prétexte à sortir les enceintes, à danser puis à repartir.
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Il en était de même pour Koh Ker. Avec eux, je retrouve un site sublime, honoré par le soleil et entouré par les hautes herbes. Ça y est, je gambade déjà, je suis dans mon élément. Avec une bière à la main bien évidemment, pour m’intégrer pleinement. À la différence près que je la garde la plus longtemps possible, même réchauffée, afin que l’on ne m’en resserve pas, moi qui déteste ça. Les cambodgiens ont une façon de boire aux antipodes de la nôtre : aucune dégustation, des « cheers » et des cul-sec à tout va. Pour moi petite snobinarde française, non merci. Être cambodgien ou venir d’Asie, c’est aussi prendre un milliard de selfies. Alors que Stéphane les rejetait tant, je rentre avec plus de 300 photos prises pour aucune raison par mes chers camarades. Ma mémoire n’est plus ! Comparaison Koh Ker en Mai, et Koh Ker en Juin, je vous laisse définir votre préférence.

Koh Ker version sèche et touristique

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Koh Ker version humide (attention, choc local)

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La nécessité de partager, s'il vous plait !

La nécessité de partager, s’il vous plait !

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PAUUUUUUSE

Le temps de s'arrêter et de réveiller tous les villages alentours

Le temps de s’arrêter et de réveiller tous les villages alentours

A ton tour, Beng Malea : ultra célèbre pour avoir servi comme lieu de tournage du film « Deux Frères », avec les tout petits tigres, tout mignons tout beaux, devant lesquels on a tous fondu. Dans la réalité, les tigres ont été remplacés par des centaines de chinois que nous aimons détester. Avec Stéphane, on a droit au combo Chinois-sécheresse. C’est une première et encore une découverte pour ma part : forcément, on ne peut qu’admirer (pas les chinois, les pierres). Ce temple est le seul où un parcours a été établi tant les ruines ne sont que d’immenses tas de pierres. L’entrée principale n’est même plus accessible, pourtant cachant d’immenses trésors. Le travail des murs est si détaillé et si précis parmi les arbres toujours présents : on pense directement à Ta Prohm, encore plus verdoyant.
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Avec Sofitel, je fais partie du combo visiteurs insupportables-verdure. Ça fait du bien d’emmerder tous les autres, en fait ! Là, je peux vous dire qu’ils étaient comme chez eux : les cris de singes se fondaient parfaitement dans le paysage. Seule blanche extraterrestre parmi cette horde de joyeux lurons, il est clair que j’aurais dû appartenir à l’autre camp, celui des  regards interrogateurs (accusateurs ?) et qui nous étaient destinés. J’ai quand même bien ri ! Et grâce à eux, en ai appris plus sur l’histoire du pays, et de Beng Malea : temple volontairement détruit… par des éléphants, pour éviter de satisfaire les envahisseurs. Entouré de mines, qu’il est préférable d’éviter en suivant les chemins dessinés.

Beng Malea en deux fois

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Version touriste

Version touriste apprêtée

Version locale

Version locale dégueulasse


PAAAAAAAAAUUUUSE

J'ai des bananes à récolter

J’ai des bananes à récolter

...et une journée à célébrer (for no reason)

…et une journée à célébrer (for no reason)

Au retour, c’est toujours la même histoire : on est lessivé. Soit par la chaleur et les visites, soit par le bruit et les trajets. Dans ma tête, c’est toujours la même rengaine : j’adore ce pays, j’adore mon temps libre, j’adore l’environnement, et je chéris ces moments, entourée de personnes que j’aime tant. Alors que vos visites me remplissent de joie et d’amour, je commence sérieusement à m’attacher à ces petits Cambodgiens remplis d’entrain.

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Cheers !

Koh Ker & Beng Malea

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