Sur la route du lac Inle, à pied !

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3 jours de rando, 72h d’émerveillement, et presque autant de souffrance.

Allez savoir pourquoi on a décidé de s’y risquer en pleine saison des pluies, la crasse et la boue garanties, l’inconfort des nuits aussi. Qu’importe : avec Zoé, on a quasiment tout partagé, sauf l’effort du sport et le plaisir de relever un défi. En bonus, des paysages pour nous couper du monde et une expérience authentique avant le retour au bureau pour l’une, et en métropole pour l’autre. Bilan du séjour : nous n’aurons pas démérité, heureuses d’arriver à Nyaung Shwe.
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Petite carte des étapes __
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birmanie-2016-0031er jour : 22km au compteur. Alternance montagnes et forêts, panoramas et pauses photos. On en profite avec de beaux rayons de soleil qui me coûteront chers sur les épaules et la nuque. Une bonne mise en jambe et un moral plutôt flatteur les premières heures. À l’arrivée, une légère inquiétude pour la suite, estimant les journées un peu longues pour mes grands petons.
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2ème jour : 25km de pluie et de boue. Comptez-la l’équivalent d’un ressenti 50km premier jour sous beau temps. L’effort ultime, le grand défi. La presque incapacité à profiter du paysage environnant tant chaque pas devait être maîtrisé sous peine d’atterrir un mètre plus bas les fesses dans une marre de chocolat. Dès le matin, l’esprit d’équipe est primordial. Tout le monde en pâtit, avec une mention spéciale pour Zoé et ses baskets trouées, sans semelle d’accroche et dont le sport de glisse deviendra sa spécialité. Elle qui déteste le ski, la voilà servie, troquant neige contre boue.
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Une marre de chocolat !

Que dire, elle s’est améliorée en équilibre ! La journée promet : trempées, de la tête aux pieds, avec pour seul objectif de protéger nos affaires emballées dans des sacs plastiques. Les chaussures, bousillées. Le look, à bannir, mais bien intactes resteront les fous-rires. De s’être retrouvées coincées à plusieurs reprises, de ne plus savoir où marcher tant l’issue est certaine et la situation risible.  On s’est marrées les deux premières heures, jusqu’à ce que le désespoir et le silence prennent quelque peu le dessus à la vue de la nuit menaçante, et nos chances amoindries d’arriver à une heure décente. On aura également eu l’opportunité de se faire dévorer par des sangsues : une première, en espérant clairement que ce soit la dernière !

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Cela dit, panoramas, marche le long de rails et incroyables rizières supplanteront les galères, avec de splendides couleurs verdoyantes et des paysans qui nous rendront nos sourires. Que de courage, de cultiver des terres si peu accessibles. Que de patience aussi, à la vue des hectares et de toute cette minutie. Une belle leçon de vie.
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img_53103ème jour : 16km avalés en une matinée. L’ultime étape, où l’on est tenté de crier victoire avant l’heure, et où les cloches sonnent déjà le franchissement de la ligne d’arrivée. Avant cela, il faut braver les pieds trempés dans des chaussures gorgées d’eau, les muscles fatigués, les chevilles qui enflent et les ampoules qui torturent au devant de chaque pas. Moral au beau fixe au petit matin, lorsque les rayons de soleil embrassent l’horizon et semblent éloigner toute menace d’averse. Chemins à notre avantage également, mieux tracés avec relative absence de boue. On sent toutefois que le troisième jour est là : la souffrance des pieds est bien vite arrivée – contrairement aux muscles qui se sont habitués – et le déclin énergétique plus rapide. Malgré des conditions favorables, avancer relève entièrement du mental. On n’a pas résisté avec Zoé, la musique nous a donné un coup de fouet. On est contentes et on n’en peut plus. Après deux jours d’alternance plat-montée, il est temps de redescendre vers le lac Inle.
Ce qu’on déteste le plus en somme ! Trop d’appuis nécessaires sous un soleil de plomb. Dans notre effort mental, nous ne sommes plus que silence avec en ligne de mire l’arrivée pour déjeuner. Dénivelé total : de 1300 à 800m d’altitude. Jusqu’au bout, le temps se jouera de nous : alors qu’on a profité d’une matinée ensoleillée, la pluie se déclare victorieuse en nous saluant de fortes averses pour notre baptême de pirogue. 1h30 est nécessaire pour rejoindre la ville de Nyaung Shwe qui se situe en bordure du lac. Eh bien eh bien…une bonne partie sous la pluie, avec des sièges et nos postérieurs trempés !
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Arrivées à l’auberge décimées, on sent mauvais, on a honte et qu’une hâte : ôter tous nos vêtements, bannir ce mélange d’odeurs repoussantes et nous faire oublier des autres colocs’ de la chambre 🙂
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Un bilan ultra positif cependant : les nuits chez l’habitant étaient fort authentiques, et malgré une absence de confort total, l’enchantement bien présent. Pas d’électricité, pas d’eau potable, une douche à l’eau de pluie visible aux yeux des plus curieux et des toilettes à la turque carrément plus inspirantes en pleine nature. Malgré tout, une liberté et un retour aux sources qui engendre de belles réflexions. Sans bouquin et rien d’autre que nos pensées pour réfléchir, on aura eu le temps de méditer, d’apprendre à se connaître, et d’en tirer les conséquences qui s’imposent et dont on se doutait déjà : quelle chance nous avons de jouir d’un tel confort en Europe.
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img_5360Avec si peu de moyens, notre jeune guide et les habitants sont aussi parvenus à nous concocter des festins. Au feu de bois, à la fois pour les dîners et petits déjeuners, je n’ai jamais mangé de plats si savoureux. De vrais légumes mijotés, des saveurs dont je n’avais pas connaissance et des portions qui ont plus que suffi à remplir notre panse. Difficile d’espérer mieux, alors qu’à même le sol deux nuits durants, Zoé et moi avons dormi comme des bébés enfouies dans de chaudes couvertures. La vie basique, et le bonheur en prime !

JOUR 1 : MONTAGNES, RIZIERES ET FORETS

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Au village – croisade avec les tribus locales

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Ca étudie sérieusement !

Ca étudie sérieusement !

 

Le long des rails

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Le genre de toilettes auxquels on avait droit - quand y'en avait

Le genre de toilettes auxquels on avait droit – quand y’en avait

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JOUR 2 : PLUIE, CHAMPS ET CULTURES

Au taquet !

Au taquet !

Voilà qui s'annonce bien ..

Voilà qui s’annonce bien ..

Vraiment très, très bien !

Vraiment très bien !

Un problème ?

A grand défi les grands moyens : un problème ?

Croisé : Monsieur Bufle

Croisé : Monsieur Bufle

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Un problème bis ?

Un problème bis ?

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JOUR 3 : DESCENTE VERS LE LAC INLE

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Le KDO d’arrivée : forcément, il pleut !!!

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… et le TEASER

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Après la pluie, le beau temps forcément, cf prochains articles fabuleux !

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