Puisqu’on n’en a jamais fini de l’Asie et que les vacances abondent en cette période…c’est sur un petit coup de tête et une grande folie dépensière que j’embarque à nouveau dans l’avion, direction Taipei et l’île de Taïwan. Avec 16h de vol incluant escale à Bangkok, rien n’est décidément trop beau pour aller rejoindre les cousins chéris. Grands vadrouilleurs que nous sommes, Taiwan semblait l’endroit le plus opportun, entre Charlinou basé à Vancouver et moi paumée au Cambodge. Avec en prime un guide gratuit pour la période, on ne pouvait pas dire non à la découverte du quotidien (que dis-je, folle vie) de Paul qui a fait son trou là-bas depuis 5 ans.
Le bon gros bordel taïwanais
Bref ! Atterrissage un jour plus tôt que Charles, ce qui me laissera le temps de me remettre d’une nuit blanche. Enfin presque. Micro-sieste à mon arrivée dans l’appart de Paul, je lui laisse le plaisir d’aller faire sa gym et que sais-je … le reste sera intense et peu reposant. Plus de 20km quotidiens dans les rues de Taipei, et bien entendu, les apéros qui se terminent en bar/boite jusqu’à pas d’heure. Paul n’a pas besoin de beaucoup de sommeil, moi si. Me voilà bien en peine.
Parlons peu parlons bien : Taiwan, c’est un peu la Chine, mais en même temps pas vraiment. Et tant mieux !
L’impression d’avoir pris le positif de la culture chinoise et d’y avoir laissé les coutumes détestables. C’est à la fois surprenant et positif : les taïwanais sont grands et éduqués. Plus de discrétion, plus de modestie, plus de savoir-être. Et à côté, de gigantesques monuments témoins d’une démesure similaire aux ambitions Chinoises. Comme à mon habitude, et encore plus vrai avec 3 mois de retard, j’ai déjà tout oublié de l’histoire de Taipei. Pourtant, j’ai bien mis les pieds dans le Palais et les musées… mémoire de poisson rouge qui ne vous rapportera que le fait d’avoir vu temples à foison.
En sortant de ma campagne cambodgienne, je revis un peu et me retrouve face au monde civilisé : je n’imaginais pas du tout la ville aussi développée. De grandes avenues qui me rappellent un peu l’Australie, avec un code de la route strict et respecté, au travers de millions de voitures. Exit les tuk-tuk (déception !), que de modernité. Les rues sont propres dans les quartiers les plus visités, et les routes parfaitement aménagées. On est clairement un niveau au-dessus. Beaucoup d’endroits sont superbes pour prendre un café, manger, ou tout simplement flâner.
Un point commun aux grandes villes d’Asie reste la pollution qui s’imprègne partout et donne cette impression de brouillard constant. Le niveau est tel que les bâtiments officiels ont régulièrement besoin d’être repeints.
Le soir, ça grouille de partout. Des quartiers populaires aux allures de Time Square avec des panneaux lumineux et fonds sonores improvisés. C’est débordant d’énergie et dieu que ça fait du bien de marcher ! Je n’avais pas déambulé dans les allées depuis …des années, semble-t-il, puisqu’en Asie tu ne peux normalement pas faire deux pas sans être sollicité par un gentil conducteur de véhicule motorisé.
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Coucher de soleil légèrement voilé
Dernière différence notable avec mon petit coin de paradis perdu, et qui confirme mon attrait pour les environnements plus …sauvages : les couleurs. Ou plutôt le manque. Devenu mon critère numéro un d’un bonheur quotidien, j’ai pris conscience que je ne pouvais plus m’en passer. En troquant les chemins rouges contre de grandes autoroutes, les rizières et les palmiers contre des parcs aménagés, ou encore les habitations colorées contre de grandes infrastructures bâties durant les années communistes de Mao… mon cœur a fait boum. Malgré le dynamisme et les perspectives de développement de cette ville, tout reste dans les tons gris. La pluie n’aidant pas, je n’ai pas vraiment réussi à me projeter en expat’ à Taipei, au contraire de Charles qui après avoir visité 4 fois son frère se voit déjà investir dans un duplex en bord de mer de Chine 😉
4 jours à Taipei ne sont évidemment pas suffisants pour tirer un trait sur Taiwan. Comme me l’ont répété les cousins, je n’ai rien vu de l’île : les côtes sont totalement différentes et les grandes villes du sud bien plus agréables. J’en ai conscience, simplement, je crois aussi trouver actuellement mon compte en Asie du Sud Est avec le même type d’avantages, niveau plages, mode de vie et campagnes.
Taipei aura été un premier aperçu festif et assez local. En squattant chez Paul, j’ai aussi eu la chance de recroiser par un pur hasard Charlotte et Steven, les aventuriers de Singapour, qui ont décidé au même moment de bouger sur Taichung à 2h de Taipei. Fervents adeptes de la culture Chinoise, sans pour autant vouloir subir les contraintes administratives du pays, ils ont fait leur choix final avec l’évidence qui s’imposait : Taiwan. Le monde est petit… et les moments partagés toujours plus nombreux..
…cette dégaine ! Cousinade locale …
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Taipei en photos
Les bâtiments historiques
Au fil des rues – CBD, Taïpei tower et grand bazar

La ville regorge tout de même d’endroits plus pittoresques, dans le quartier de Paulux et entre deux bidonvilles
Prise de hauteur – A la recherche d’une belle vue !
4 mois de retard, je bats des records : mieux vaut tard que jamais !































