…retour à l’urbanisation
Avec un atterrissage tardif, le premier aperçu est de nuit.
Il parait que c’est un peu the place to see lorsqu’on est expat’, si l’on a soif de modernité, de shopping, de soirées, de multiculturalisme et que sais-je. Avec tant de témoignages, d’anecdotes et d’histoires invraisemblables à son sujet, forcement Hong Kong s’est affichée en tête de liste sur notre to-do list. Conseillée pour 3 jours, c’est donc ce que nous avons fait avec cousin aîné. Dans cette immersion citadine, on passe donc d’une grande ville à une autre. Cela dit …
Taipei reste ancrée dans un esprit Chinois avec surabondance d’endroits locaux et sans prétention, tandis que l’influence britannique sur Hong Kong est encore bien palpable. En témoigne son imposante baie, où l’enjeu n’est pas tant l’apport fluvial et les échanges commerciaux, mais plutôt la vitrine de marques internationales où hôtellerie de luxe et grands noms se partagent l’affiche. Un time square composé de buildings, de jeux de lumière, de fonds sonores et bien entendu d’une foule oppressante à l’instar de son cousin américain. De nuit, nous nous retrouvons un peu dans un monde enchanteur, avec les cinq sens en éveil. Encore une métropole qui ne dort jamais, comme la grande pomme. Tout s’anime, tout s’illumine, on ne sait trop où regarder tant c’est du 360 degrés.
Hong Kong en journée
De jour, l’image est toute autre : on étouffe un peu entre les micros-trottoirs, trop occupés à slalomer entre les marcheurs escargots (au bucher svp) ou à éviter l’eau qui nous tombe dessus, à savoir celle qui provient directement des climatisations extérieures. Un problème récurrent en Asie avec ces systèmes obsolètes, et forcément surprenant la première fois ! En vivant au Cambodge, le décalage concernant le mode de vie est aussi brutal : je me retrouve pauvre en une journée. Un seul petit verre nous coûte à mon humble avis beaucoup trop cher et je me retiendrai de ne mettre ne serait-ce qu’un pied dans ces boutiques si convoitées par la clientèle chinoise. Profil bas, je me sens un peu pouilleuse devant tant d’opulence et d’élégance. Il semblerait qu’un an passé en Asie ait suffi pour m’enlever toute notion de mode et ce qui devrait me caractériser : notre singulière French touch.
Revenons à nos moutons, Hong Kong est en réalité une ville relativement petite et dense. Je m’attendais à une mégalopole étalée sur plusieurs kilomètres avec une île surpeuplée, il en résulte qu’une infime petite surface y est habitable. Résultat, Hong Kong se visite en hauteur, a été bâtie sur plusieurs étages, et surtout, surtout, ne fait pas la part belle aux piétons. Combien de fois nous sommes-nous perdus entre les grandes avenues, les échangeurs et autres autoroutes où les moyens de traverser n’existent tout simplement pas. Combien de détours avons-nous dû effectuer, et combien de fois avons-nous dû rebrousser chemin…exit les piétons, ode au trafic ! Du coup, on n’a pas hésité lorsqu’il a fallu tenter le Victoria Peak et prendre de la hauteur : taxiiii !
Lieu incontournable si l’on y fait son baptême, et pour cause : la vue est imprenable.
Victoria Peak, sur l’île de Hong Kong
La magie d’être expat’ et d’appartenir à la secte très secrète des adeptes du saucisson-fromage, c’est aussi de pouvoir faire des rencontres improbables : deux anciens de l’ESSCA qui m’ont littéralement spotted en géolocalisation facebookienne ont fini par nous inviter sur leur roof top pour festoyer. Juste comme ça, parce qu’en tant qu’expatriés, on est forcément solidaires à l’étranger et que ça fait du bien de partager les dernières nouvelles autour d’un bon vin Français. Jolie coïncidence ! En plus des traditions françaises, on se délectera des cocktails surcotés en bourse à 20 dollars l’unité lors des fêtes d’Halloween. 4 mois plus tard, je n’arrive toujours pas à déterminer si c’était une bonne ou une mauvaise idée de vouloir festoyer en cette soirée si particulière : premier soir et déjà si pauvre ! Si bien qu’avec Charlinou, on se sera résolu à loger dans un modeste Novotel … (joke).
En photos : depuis le centre ville, vers la baie, et l’île de Hong Kong
Du luxe, en grande majorité !
Vous l’aurez noté : plus de buildings sur l’île.
Des centres commerciaux, des quartiers d’affaires, de la modernité. C’est ici le quartier privilégié de la plupart des expatriés, où lieux branchés se confondent avec des centaines d’appartements onéreux.
Quelques panoramas de nuit
Et juste pour rire…
Le phénomène Pokémon, où, dans certains lieux improbables, certaines personnes sont plantées au milieu de la rue pour attraper un ami imaginaire.






















