Un an et demi de dur labeur a sonné le glas…
Sofitel Angkor Phokeethra, c’est (malheureusement) fini.
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Bien que la décision ait été prise de mon côté et faisant suite à une belle opportunité, c’est le cœur lourd que j’ai vu défiler ces derniers jours. A une vitesse grand V, j’ai dû saluer ceux qui ont participé à ce rêve enchanté.
Mission partiellement accomplie donc, mais qui me donne droit à de nouveaux moments privilégiés. Avant le retour sur la capitale et disposant de belles journées de vacances devant moi, l’occasion est bien trop belle pour ne pas profiter de chaque journée. Un peu de Siem Reap, mais surtout beaucoup d’îles et de plages.
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En premier lieu, Koh Ta Kiev. Exit Koh Rong, que je connais déjà; je recherche du sauvage et de la tranquillité sans prétention, à la Robinson Crusoé. Pour m’accompagner, une acolyte improbable : Camille, mon ancienne collègue de Camaïeu, qui on ne sait trop comment ni par quelle belle opportunité a atterri à Phnom Penh pour un temps. Voilà donc deux nanas qui se retrouvent 3 ans plus tard à l’autre bout du monde sans réseau ni toilettes, sans doute sur une des îles les plus reculées du Cambodge et qui disposent donc d’un temps précieux pour tout rattraper. Sous une chaleur écrasante, nous éviterons de justesse de sérieux coups de soleil et nous auront passé plus à rechercher l’ombre qu’à s’exposer.

Autour de nous, le cadre est à tomber. Pas grand chose, si ce n’est quelques bungalows intégrés dans la nature. Des matériaux naturels, une utilisation d’eau limitée, un recyclage plastique, bref, une belle démarche écologique au milieu de plages qui nécessiteraient un grand ménage de printemps : à l’instar de l’île des lapins à Kep, on a quand même retrouvé de multiples déchets sur les plages. Rapportés par les marées ou abandonnés par les touristes, il y a urgence. Cela dit, nous trouverons tout de même quelques mètres carrés pour s’installer et cuire au soleil, en même temps que nous admirerons ces paysages saisissants.
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Le soir, chacun se donne rendez-vous au bar qui surplombe la page, et le système communautaire fonctionne à merveille : les gens se parlent, se découvrent, refont le monde au milieu de nul part sans craindre d’être dérangés. L’essentiel est là, avec une qualité de plats servis dignes des plus grands restaurants. La carte se limite à deux choix, mais diantre ce qu’ils seront savoureux ! On en redemande …
Ce genre de moments communautaires nous aura clairement fait penser au film La Plage, dans lequel Dicaprio découvre une île magnifique et décide d’en garder le secret avec ceux qui l’auront découverts. Comme eux, on vit avec le soleil, on se lève tout autant que l’on se couche avec lui. Résultat, on est vite décalé par rapports aux journées classiques ! Réveillées à 6h, couchées vers 22h, avec, il faut l’avouer, une activité limitée la journée. On recharge les batteries dans un environnement exceptionnel, ce qui nous fera grand bien.
Deux jours plus tard, nous rejoignons la côte et troquons les bungalows précaires de l’île à ceux d’un confort supplémentaire : nous disposons de toilettes ! Après 10km d’une route ni faite ni à faire, après la traversée d’un pont fébrile au-dessus d’une rivière légèrement menaçante, nous débarquons là encore dans un endroit reculé mais ô combien apaisant.
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Le bon vieux tuk tuk tout terrain
A la lisière du parc national de Ream, non loin de Sihanoukville, une nouvelle plage s’offre devant nous, et de jolies couleurs accueillent notre séjour avec vue sur mer. Nous sommes de retour sur la côte, mais l’endroit nous semble tout autant isolé. Même style de réception, même décor, même endroit pour se reposer. Nous sommes des loques dont la paresse n’aura de cesse de croitre : point de visite du parc, qui nous semble un peu familier en comparaison à celui de Kep déjà visité. En revanche, de l’eau à 30 degrés, on en veut bien ! Enfin … oui, pour la première fois de ma vie, je vais le dire : trop chaude, cette eau. Si chaude qu’elle en brûlait mes coups de soleil naissants. Impossibilité de se rafraichir, à tel point que nous avions l’impression réelle de prendre un bain en plein hiver. Hahaha – nous sommes détestables il est vrai.
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Le séjour sera de courte durée puisque nous ne disposerons que d’une nuit au parc, Camille devant rejoindre ses amies à Koh Rong par la suite, et moi souhaitant vivement retourner à Kampot. Le matin même avant de mettre les voiles, nous prenons le temps de célébrer les 30 ans de Camille autour d’un petit-déjeuner et de quelques bougies.
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Kampot – Kep
Je m’étais promise d’y retourner; voilà chose faite. Un an plus tard, la magie opère toujours. La quintessence de la tranquillité, d’une douce vie et d’un retour aux sources. Cet environnement naturel et cette rivière me font rêver, tout m’apaise. Je suis de retour à Greenhouse, avec tout ce que cela implique : seule, j’ai le temps de profiter, de penser, de lire, de savourer.

Vous l’aurez compris, cette semaine, c’était place au repos, le temps de ne rien faire.
La dernière étape avant un court retour à Siem Reap, c’est Phnom Penh.
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Koh Ta Kiev



Notre bungalow bien stylé quand même



En attente du bouquet final

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Ream National Park


La 1ère chose que j’ai vu en ouvrant les yeux le matin…

Trop de couleurs

Bon bref on a vraiment rien foutu !
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Kep – Kampot





A la pêche au crabe


Préparez-vous à manger poivré !

Campagne, chère campagne …!
Veuillez excuser la qualité médiocre des photos prises avec un modeste iphone 5S …
il semblerait que j’ai laissé mon appareil photo à Paris …