Après trois week-ends passés dans la capitale, je me sens un peu coupable de ne toujours pas avoir écrit à son sujet. Sans doute par manque d’inspiration, mais surtout par manque de visites : ma première excursion était un business trip durant lequel la fatigue aura eu raison de moi (au tout début de mon aventure), la deuxième était clairement synonyme d’excès festifs et culinaires, avec les deux meilleures du Sofitel Camille et Mélanie. A ce moment, j’aurai juste eu le temps de visiter le musée des Khmers Rouges, d’y verser quelques larmes, et de piteusement noyer mon chagrin dans l’alcool quelques heures plus tard. Au programme, c’était hôtel et brunch 5 étoiles avec dépenses à volonté – oui, c’était indécent, une fois de plus.

Voilà voilà on en rigolera !
Jamais 2 sans 3 donc, je réitère mes efforts et transforme l’essai : cette fois, je suis fermement décidée à visiter le Royal Palace (quand même !). Que voulez-vous, après avoir fait celui de Bangkok et de multiples pagodes, la motivation avait quelque peu disparue entre temps. Là encore je rejoins Mélanie, mais espère surtout embrasser une dernière fois Harry – mon kiwi préféré – qui nous a quitté pour Phnom Penh, et les équipes du Sofitel Phnom Penh. Une dernière tournée avant mon départ définitif, en somme.
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Le grand palace donc.
Eh bien, eh bien …le voilà grand, quelques peu impressionnant… depuis l’entrée. Négligence impardonnable, erreur de touristes amateurs : les écharpes ne sont pas tolérées pour masquer nos débardeurs, on est refusées à l’entrée. Penaudes, on repart bredouille, mais cela nous arrange bien; en tant qu’expat on a mieux à faire : un panaché en terrasse s’il vous plait !
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Un brunch en contrepartie, svp
Mélanie me racontera pendant ce temps ô combien il n’y a pas de regrets à avoir : le palace est petit et comparé à Bangkok, il ferait presque pâle figure. Fort bien, je m’en accommode, cela me conforte dans ma flemme légendaire. Finalement, nous passerons plus de temps à écumer bars branchés et brunchs à volonté que de faire du tourisme pur : chassez le naturel, avec 3 gourmands, il revient vite au galop. Après tout, on reconnait Phnom Penh à ses commerces et à son mode de vie plutôt qu’à ses monuments et à son trafic ingérable.
Visite aussi d’une ville dans un contexte assez particulier : nous sommes en plein durant Khmer New Year, ce qui signifie trois jours fériés pour tous les Cambodgiens. Comprenez donc des rues désertes, 90% des magasins fermés, une galère monstre pour trouver où sortir, et des prix majorés de 10 à 20%. Les Cambodgiens sont tous repartis dans leur famille à la campagne ou bien à Siem Reap auprès des temples. Nous avons donc mis les voiles sur la capitale histoire de fuir un peu tout le bazar qui s’annonce : l’idée d’être présente à ce genre d’évènement incluant forte probabilité de recevoir farine et bières en facial m’angoissait quelque peu, pour être honnête et l’avoir vécu l’an passé. Je me suis donc fait une joie de m’échapper; cela dit le retour à la vie normale avec réouvertures des commerces ne sera pas non plus de refus.
Entre temps et au fil des rues, on se surprend à découvrir une autre Phnom Penh : je la connaissais pluvieuse et malodorante, la voilà finalement joviale, calme et fleurie. Jamais 2 sans 3 donc, le temps de changer d’avis.

Le fameux monument de l’indépendance …soit.
J’ai Angkor Wat à Siem Reap sinon ! 😀

Toujours plus de patriotisme

Notre chez-nous, pas cher pas cher, on se soigne tout de même !

Balade en bateau suggérée par Harry pour nous montrer une autre Phnom Penh au coucher du soleil

Bonjour bonjour ! Mélanie, Harry, et quelques cheveux rouges.

C’quand même mieux avec la lumière …

Phnom Penh coté pile

Phnom Penh côté face
Après trois week-ends passés à Phnom Penh, je retiendrai surtout le musée du génocide. 8 mois plus tard, j’en garde encore un souvenir poignant avec un audio-guide qui a parfaitement su nous plonger dans les horreurs de la guerre et mis la lumière sur cette sombre période. Le Cambodge n’a de cesse d’évoluer, tout autant que les Cambodgiens souhaitent oublier le passé : tournés vers l’avenir, c’est de cette façon qu’ils rendent le mieux hommage à ceux qui ont été victimes des Khmers Rouges. C’est aussi de cette façon qu’ils m’ont conquise, pressés de vivre et d’avancer.

Pour le reste et comme certains le savent déjà, je ne porte pas spécialement Phnom Penh dans mon cœur et ne pense toujours pas être en mesure d’y habiter. Il est vrai qu’on y trouve de jolis quartiers, mais il me manque un peu de bucolique, de campagne avoisinante, et ces couleurs qui me sont si chères.
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Cela dit, je lui reconnais un certain dynamisme et une plus grande diversité d’endroits où aller, face à une Siem Reap qui peut sembler bien villageoise à côté. Sans rancune, jolie capitale; mon cœur appartient définitivement à la première ville qui m’a accueillie.
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L’instant romantique…
Choil Moy ! (santé, pour les intimes)
Les coupains



Wesley notre chinois préféré transféré à Sofitel Phnom Penh depuis quelques mois !

Grosse erreur capillaire qui aura duré 48h pas plus. Le rouge c’est cool en fait mais que sur les habits, semblerait-il ! (enfin, quand on s’aventure chez des coiffeurs inexpérimentés !)
Vous noterez que mon blog devient de plus en plus qualitatif niveau résolution des photos et guide touristique !