Exit le Vietnam, la fin approche…histoire de prolonger le plaisir et parce que mon vol part de Kuala Lumpur, je décide d’y faire étape pour 24 heures au lieu d’attendre une énième fois dans un aéroport que je commence à connaître par cœur : trop d’escales effectuées alors que je n’ai jamais pris le temps d’aller visiter. Je me suis là encore posé cette question avant de prendre une décision : cette fois-ci, on tente le coup. Dans ma tête, je m’apprête à débarquer dans une grosse mégalopole à l’instar de Bangkok ou Shanghai : Kuala Lumpur étant connu pour son hub aérien, j’assimilais donc la ville à un taille équivalente et c’était, à mes yeux, une raison supplémentaire pour m’effrayer. Mon a priori se vérifiait d’autant plus que je savais l’aéroport situé à plus de 60km de la capitale… de quoi en rebuter plus d’un. Mais bon, la curiosité l’aura emportée pour cette fois et à mon grand étonnement, la surprise fut totale et bien agréable. - Avant toute chose et grâce à mon nouvel ami qui m’a tenu la jambe pendant une heure, j’ai appris quelques faits sur le pays : la Malaysie est en fait un savoureux mélange de populations mixant Chinois, Indiens et Musulmans. Mmmmh, sexy n’est-ce pas. Point de vrai Malaysien, mais tous cohabitent ensemble de façon à peu près cordiale et participent à la richesse d’une culture cosmopolite. Cela ne va pas sans me rappeler sa voisine Singapour …et ce n’est que le premier des points communs. Les gens sont habitués aux touristes, et je prendrai grand plaisir à redevenir anonyme aux yeux de tous sans crainte d’être épiée et ce, malgré les convictions personnelles de chacun. Au milieu de ce brouhaha, je me sens malgré tout en sécurité.
. - Deuxièmement, et j’avais tout faux : Kuala Lumpur n’est pas tant gigantesque que cela. Un million d’habitants tout au plus, soit la moitié de Paris. En y repensant, je risque moins de faire avaler tout cru par toutes ces autoroutes et buildings.
. - Troisièmement, et pas des moindres : j’ai clairement été séduite par Kuala Lumpur. Peut-être même plus que Singapour. Traduction : Kuala Lumpur me semble être Singapour en moins parfait et de ce fait moins ennuyeux. Le niveau de développement y est similaire même si beaucoup de constructions sont en cours et que le centre est saturé de travaux. Point de Marina Bay pour y mettre des étoiles dans les yeux, en revanche les fameuses Petronas Twin Towers qui se défendent aussi. Le parc aménagé qui lui fait face permet d’avoir le recul nécessaire pour apprécier l’architecture de ce véritable mastodonte, et honnêtement, j’en suis restée bouche-bée au moins deux secondes.
Un petit tour du centre
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Prise de hauteur
Menara et Petronas
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Avec 12km au compteur donc, j’aurai eu la chance de pouvoir découvrir un peu le centre avec son marché artisanal, de prendre de la hauteur à l’observatoire de la tour Menara – histoire d’admirer un peu la ville et ses twin towers – d’aller justement aux pieds de ces dernières, de gambader dans les parcs et les quartiers résidentiels, mais aussi de découvrir the trendy shopping place avec les traditionnels immenses malls type américain qui pullulent maintenant en Asie.
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Vue du dessous, les Petronas Towers s’admirent aussi
depuis la Menara. J’ai donc choisi de payer bien cher pour cette dernière au lieu de me hisser en haut des deux glorieuses d’où …je n’aurais pas pu les voir.
Un dernier jour quelque peu familier
Cousinade express
Je suis rentrée légèrement lessivée, prête à aller me coucher, jusqu’à ce que, tenez-vous bien, mon cher cousin réagisse à une photo postée sur ma présence à KL, m’annonçant qu’il y est aussi pour 5 jours avec ses copains d’école. Hop, taxi taxi, 20 minutes plus tard je me retrouve dans un building à l’image de ces condos Singapouriens, avec Pierre et ses potes qui ont loué un Air BNB à un prix totalement indécent. Presque digne d’un 5 étoiles, la vue sur les tours et la piscine à débordement.
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Sur notre balcon du 30ème étage, nous étions un peu les rois du monde de façon totalement incongrue.
En somme, un dernier soir bien plus excitant et inattendu que ce à quoi je me prédestinais.
C’est ce que l’on appelle finir en beauté.______ Cheers à Pierre et à la fin de son échange en Corée du Sud.
Cheers à ces 18 mois d’expatriation : il est temps.

































Cheers 🍻 Et merci d’être passé !