Au revoir les kangourous et la roche rouge : on change radicalement de décor. Ce séjour aura été une succession d’expériences et de paysages, avec des surprises à foison. Direction Cairns et ses environs, avec au programme forêt et végétation, Port Douglas et ses excentriques maisons, la Grande Barrière de Corail et une fabuleuse immersion dans l’un des plus beaux joyaux de notre planète terre. (rien que ça). Le tout en deux jours, nous ne chômerons pas.
Les pieds dans l’eau
De la sécheresse du désert à l’humidité des tropiques, c’est ce pourquoi nous avions signé…et que nous expérimenterons bien plus que de raison ! Comment vous dire… nous avons nettement plus sué à Cairns qu’en plein milieu du désert. Cela dit, c’était surtout valable pour la journée forestière.
Retour d’abord sur notre belle excursion en pleine mer, à la conquête de la tant célèbre barrière. Que de levers matinaux pour enchainer toutes les activités… c’est à Port Douglas que nous ferons d’abord étape afin de rejoindre un luxueux petit yacht qui ne comptera pas plus de 10 personnes. Again, I am the baby of the family. Moyenne d’âge : 40 ans. Profil type : couples, retraités, en lune de miel ou en exploration … mais en aucun cas mère et fille. On fait figure d’exception, et plus d’une personne nous demandera ce que nous faisons là, elle et moi. A quelle occasion, et pourquoi cela. Sans compter sur les deux marins qui nous guideront, dont un véritable Apollon. Si seulement c’était le corps…mais aussi l’esprit ! Je peux vous garantir qu’il aura fait chavirer plus d’une fille avec son doux visage et sa force tranquille. Même Maman sera tombée sous le charme. Pas de bol, Apollon est parfait, donc forcément marié et rempli d’amour envers sa compagne. Soit, je trouverai le mien plus tard (et vous laisse en attendant admirer le morceau).
Malgré un temps plutôt capricieux, cette journée s’annonce néanmoins bien ensoleillée : un petit-déjeuner digne d’un restaurant français a très vite illuminé ma journée. Du bon café, un peu de thé, des petites pâtisseries que je rêve de dévorer par milliers. A contrecœur, je me contenterai de 2 portions, par politesse et ce malgré des hôtes peu gourmands. Mais damn it, comment font-ils pour « ne pas avoir faim » devant ces mini pains au chocolat ? Vraiment, là, je ne comprends pas l’Australien de base. Une chose me rassure cependant : je suis bien la fille de ma mère ; elle aussi aurait bien volontiers fini la tournée. Hihi !
Niveau culinaire donc, nous avons été rassasiées. En plus d’un déjeuner de prince avec des plats fraichement préparés –le rêve après 2h dans l’eau à sillonner coraux et rochers- c’est bien un IMMENSE plateau de fromage que j’ai vu arriver en guise de pause goûter. Patriotisme oblige, tintintintin, j’ai dès lors décrété que j’aimais le fromage… et ça marche ! Une nouvelle adepte des traditions françaises. Manque plus que le vin rouge et je pourrai enfin faire honneur à mon pays, après tant d’années d’imposture. Quand il s’agit de nourriture, je sais aussi rendre hommage à tout ce qui se trouve sur mon passage : hop les pâtisseries fournies pour le dessert, engloutis le cheesecake et le brownie ! …la plus grande récompense restant, comme toujours, le regard évidemment réprobateur de ma chère mère qui, contrairement à moi, sait se tenir en public.
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La deuxième chose à savoir, après avoir eu le temps de faire ce plein de vitamines, c’est combien la journée a été passée… à ne rien faire. Se laisser aller au fil de l’eau, entendre le clapotement des vagues et épouser les mouvements du yacht. Sentir le sel de la mer, sur la peau comme dans l’atmosphère. Ecouter attentivement les anecdotes de nos deux marins et parfois apercevoir quelques dauphins. Se prélasser au soleil et sentir la douceur de ses rayons… après qu’il a percé les nuages. Une véritable berceuse et finalement des instants hors du temps. Tout cela invitait au voyage…et à une âme un peu rêveuse. Oh que oui, que j’en ai eu du temps pour méditer !
Les pieds sous l’eau
Je pense qu’elle a tout autant apprécié l’instant présent …une fois la plongée en pleine mer terminée. Enfin, si l’on peut parler de plongée : je me limiterai à du simple snorkeling, mais tout de même un défi pour elle…et qu’elle a su relever avec succès. A ma grande surprise, je l’ai vu se surpasser dans des eaux qui restaient tout de même assez tumultueuses : beaucoup de courant, alors que moi-même je peinais à trouver mes marques, occupée à ajuster mon tuba, mon masque et en même temps à lutter pour ne pas m’asphyxier sans couler. Tant de choses à penser dans un environnement si hostile : l’on s’en rend compte une fois qu’on y est. Et Maman de rester à barboter comme jamais je ne l’aurais imaginé : de mémoire, une bonne heure passée à admirer ces fabuleux rochers. Un beau challenge de relevé pour une première en mer.
Admirer ma mère est une chose, mais profiter de la barrière en est une autre. Il suffit d’attendre que le soleil fasse son apparition pour très vite y voir plus clair. Ne reste plus qu’à s’émerveiller devant tant d’immensité et… de vie, tout simplement. Des poissons, des coraux, des planctons ; tous très colorés, presque enjoués, et en tout cas remplis de vivacité. Ils grouillent de partout, ils s’agitent dans tous les sens mais restent somme toute craintifs devant la présence humaine en général. Pas croisé de requins, cela dit. Pour toutes les âmes médisantes au sujet des dangers de ce pays, de sa faune, de sa flore et que sais-je : je n’en ai pas vu l’ombre ni même senti l’odeur 😉 Bien évidemment, cela n’a en rien retiré de magie à la scène.
Quelques clichés pour immortaliser les fonds marins, le fashion-style avec nos frites, et l’expérience du snorkeling. Qu’on est belles avec cet accoutrement… que l’on porte à merveille ! C’est pour vous et c’est cadeau.
A l’attaaaaaaaque !
Petits petits, venez par ici
Le meilleur pour la fin
HAHA !
Bon, sinon sur le bateau, c’était pas mal aussi …





















