Un petit tour en forêt
Puisque jusqu’ici nous avions évité la pluie et qu’il fallait bien que ça nous arrive, autant que ce soit dans la forêt dont le nom lui fera honneur: la Daintree forest, plus connue sous le nom de Rainforest. Les tropiques ne sont pas uniquement synonyme de soleil et de chaleur, mais bien d’humidité comme je l’avais précédemment mentionné. Aujourd’hui, c’est donc les ponchos et k-way qu’on a sortis ! En voilà un nouveau style bien défini …
Il pleut, il mouille, c’est la fête à pas de chance. Splosh splosh font nos chaussures, trempés sont nos vêtements, mais happy nous restons. Depuis port Douglas encore, nous partons sur les sentiers battus. Enfin, si seulement…! De la forêt j’en ai vue, et c’est à maman que je souhaitais surtout en donner un bon aperçu. La chose que j’ai tendance à oublier cependant, c’est qu’ici, nous sommes en Australie. Autrement dit un des pays les mieux rodés niveau activités mais aussi un des plus calibrés. Difficile d’échapper aux sentiers tracés et d’y aller de son plein gré. Résultat, Maman aura vu une succession de points d’intérêt, mais qu’elle aura peu apprivoisés. Une minute par ci, quinze minutes par là, timing à respecter. Sinon les crocodiles mordent.
Une croisière sur un petit fleuve m’aura fait retenir une chose cependant (en plus des bé-bêtes qu’on y trouve et qu’on ne souhaite surtout pas approcher) : Mathilde est décidément bien une marque déposée. Ici, je suis tantôt chantée, tantôt fournisseur d’essence, et accessoirement guide touristique avec des bateaux qui portent mon so trendy nom. Charmant, moi qui croyais ne pas pouvoir briller en société avec ce que je pensais considéré comme l’équivalent de Bernadette en Anglais.
Bref, Mamounette s’est transformée en paparazzi ce jour- ci. Moins motivée qu’à l’accoutumée et disposant d’un zoom moins puissant que le sien, je lui ai laissé tout le plaisir de mitrailler. Moi, je me serai contentée de profiter du moment …et de dresser de jolis portraits. (de ma mère, pas du crocodile, évidemment !)
Autour du barbecue, la nature
Je crois que ce qui aura somme toute retenu le plus mon attention aura été le repas. Encore de la bouffe, oui je sais. Mais bien plus que la bonne grosse viande joyeusement engloutie, c’est bien le cadre qui m’a ébahie. Une immense cabane en bois spécialement pensée pour y abriter qui veut s’y aventurer, au milieu de la jungle et des fleurs, avec un petit ruisseau en contrebas. C’est d’ailleurs là-bas que nous aurons le plus profité de la journée, malgré un temps imparti à mon goût encore un peu trop réduit. Mummy était moins emballée par la nourriture servie mais a tout de même reconnu l’exotisme du lieu.
Prendre de la hauteur
En guise de digestion, une montée. Sommet atteint, nous y sommes parvenus. Tentative de point de vue, malgré tous ces nuages à perte de vue. Bien… C’était un relatif échec et la pose photo sera juste effectuée histoire de, alors que la pluie ne cesse de nous rappeler combien nous sommes trempés. Nous poursuivons avec cascades, ponts suspendus et pour ma part un petit air de déjà vu : aaaah l’on n’oublie décidément pas ces fabuleux moments passés au Costa Rica ! L’authenticité de ce pays manque un peu ici mais on y retrouve globalement l’esprit dans ces lieux dits. Un petit détour par la plage dont l’atmosphère sera si spéciale avec cette brume persistante et ce silence déconcertant. Pardon : la fabuleuse éducation morale de l’homme à passablement ruiné l’instant; encore des chinois qui braillent et qui n’accordent aucune attention au monde qui les entoure. Non, ce n’est pas raciste. Oui, c’est tout à fait objectif. Avec eux j’en ai fini. L’Asie n’est pas prête de m’accueillir …
Pendant ce temps Mummy rigole de son sort : poncho, plage et pataugeoire, le tiercé gagnant. Jusqu’au bout de cette interminable journée, nous aurons subi la pluie. Alors qu’au retour nous trouvons l’ultime motivation de longer la contrée du port de Cairns, c’est un déluge qui nous tombe dessus. Devinez qui m’a longuement maudite ? Ses pensées étaient si fortes que je pouvais les entendre, même avec des pas d’avance.

Plage ou pataugeoire, à vous de voir
Un souvenir cependant, avec les amis rencontrés au bar : un pur hasard. Le groupe et tous ces gens qui, comme je m’y attendais, sont devenus indispensables au bon déroulement de mes journées. Je regrette que Maman n’ait pas eu la volonté de les rencontrer ce soir-là car trop fatiguée.
En guise de conclusion, cette jolie citation :
Toutes les raisons sont bonnes pour sourire lorsque nous sommes entourés des bonnes personnes





















