Au petit lever du jour sur notre camping bien situé, la vue du lac et des montagnes nous réconforte un peu et nous rappelle pourquoi nous bravons à chaque instant le froid. Après avoir passé la nuit à trembloter, de 21h30 à 8h, on ne rêve que d’une chose : retrouver de l’électricité pour brancher notre petit radiateur. Le chauffage de la voiture, ça marche, mais ça consomme … Impossible de se lever plus tôt puisque dans l’hémisphère Sud et si près du cercle polaire, les journées sont vraiment raccourcies. Résultat : pas de lumière.
Anyway, nous quittons le bruit des vaguelettes et écartons toute menace d’engelures en route vers la capitale de l’île du Sud, Queenstown. À l’origine célèbre pour son cadre de vie et son environnement majestueux – nichée au creux des montagnes, entourée de lacs et de forêts grandeur nature- la ville a plus récemment revu son image en mettant l’accent sur son offre d’activités, entre ski, sports extrêmes et possibilités de prolonger les fins de journée dans les pubs branchés. De ce fait, Queenstown bénéficie maintenant d’une renommée mondiale et attire chaque année un nombre ahurissant de touristes, surtout durant la haute saison l’hiver – à savoir maintenant. Approuvez la nouvelle destination tendance ou non, Queenstown reste toutefois un passage obligé pour les amoureux de la glisse et des paysages grandioses.

Quand je dis grandiose … Le plus grand moment du voyage : manger une pomme sur ma table de pique nique. Eh oui !
Alors que le trajet semble plus court pour cette journée, nous profitons à plusieurs reprises de nombreux points de vue ou s’arrêter…et admirer. Il n’y a rien à dire, juste à s’écouter répéter que « c’est magnifique ». 1 fois, 2 fois, 3 fois…jusqu’à s’en lasser. Encore une fois, on se sent tout petit; encore une fois, on se dit que ces montagnes sont infinies. Imposantes et grandioses, elles bordent le lac Wakatipu. Au loin, on devine la ville. Avec le soleil de l’après-midi, les dégradés de bleu se font plus évidents et donnent une belle intensité à la scène. Les forêts de conniferes me rappellent le Canada et ses immenses lacs, alors que les sapins font perdurer l’ambiance de Noël.

Les rives de la ville, formées par de petites plages de galets. Au loin, les jardins botanique de Queenstown et les fameux conifères
À l’arrivée, un retour non-contraint à la population, avec les rues commerçantes qui incitent évidemment à dépenser. Des activités proposées tous les deux mètres, des restaurants à chaque coin de rue, des choses à essayer ça et là : bref, on salivera. Et par la même occasion nous nous offrirons une petite douceur après un déjeuner assez frugal. Petite n’est sans doute pas le mot le plus approprié à la vue du carrot cake qui m’est servi : la portion est absolument gigantesque, pour ne pas dire démesurée. In fine bel et bien savourée !
En fin d’après-midi, on visite les jardins de la ville, on profite des derniers rayons de soleil et on écume les allées avant que la rue ne s’anime et se remplisse d’habitués. Demain, saut en parachute à 11h si le temps le permet – horaire soigneusement choisi après avoir trouvé un Irish Pub qui nous servira un parfait petit-déjeuner à point nommé : moi aussi je veux suivre les bleus dans leur coupe du monde, même si l’on risque de se faire laminer.
JB a prévu de travailler toute la journée, avec à mon retour et en récompense le tant renommé Ferdburger, élu selon certains meilleur au monde. Rien que ça, et malgré l’heure de queue garantie, impossible de ne pas y goûter. Je sens qu’ici, le budget va exploser.
Ce soir, une nuit au chaud, enfin.












