Dans la catégorie sports extrêmes et premières en la matière, j’ai nommé cette journée sacrée : mon baptême de saut en parachute que je m’étais juré d’effectuer en Nouvelle-Zélande, étant donné le cadre paradisiaque qui nous ai offert dans les environs de Queenstown. C’est donc à Glenorchy, un peu plus au Nord en longeant le lac Wakatipu, que je me suis rendue avec Skydive Paradise pour une petite minute de frissons.
Pas de stress à l’horizon, simplement de la curiosité et de l’envie puissance 1000. Il n’aura pas fallu beaucoup de temps, ni attendre la fin de la vidéo démo pour me convaincre de rajouter une centaine de dollars dans l’immortalisation du saut : je veux mon combo photos + vidéo, sachant que c’était un projet de longue date et que je savais devoir en payer le prix fort.
Un tarif sans doute exagéré pour certains, pensant qu’il ne s’agit là que de 45 secondes de chute libre. Ce n’est pas tant le saut, mais surtout le cadre dont je suis littéralement tombée amoureuse. Rien que la montée en avion, à 12 000 pieds d’altitude – soit environ 4000m – vaut le détour.
Ce matin, j’étais donc la première à m’y coller. Après une dizaine de blagues douteuses et légèrement cyniques de la part du staff, à jongler entre fausses taches de sang et sangles mal réglées, on décolle enfin. La pression monte dans tous les sens du terme : je sens que mon oreille va souffrir, étant déjà fragile des tympans. Whatever, il est trop tard pour reculer.
Alors que mon tandem prend un malin plaisir à me filmer, moi et mon angoisse exponentielle, il prend aussi le temps de me montrer au loin la vue sur le Mount Cook, le pic du Milford Sound, et surtout ces milliers de montagnes dont on ne soupçonne même pas l’étendue, une fois au sol. La couleur du lac que nous surplombons ? Incroyablement turquoise. Le temps est au rendez-vous, pour la énième fois, à mon grand soulagement.
À l’ouverture de la fenêtre, je suis prise au piège. Fermement attachée à mon mentor, on saute en un quart de seconde. Première sensation identique à celle du saut à l’élastique, j’ai l’impression de m’évanouir. Le deuxième impératif étant de respirer, fatale erreur que d’ouvrir la bouche et de crier : je me bave déjà dessus, ahah ! Le visage déformé par une chute à plus de 200km/h, je jongle entre tentative de respiration, resitance à la douleur fulgurante qui traverse mon oreille, mais surtout prise de conscience du spectacle que je vois défiler sous mes yeux. Finalement, je réalise que je plane en étendant les bras.
Le moment me semble toutefois assez violent, même lorsque le parachute se déploie : et bim, je suis retenue fermement, et bim ça tire de partout. Le retrait de mes lunettes de protection me fait pleurer, j’ai le nez qui coule, je n’entends plus rien et j’arrive à peine à parler. Cela dit, la chute libre se prolonge par un petit temps de survol dont je profiterai bien volontiers, le temps de me remettre un peu de mes émotions et de prendre consciente de ce qui se déroule autour. L’atterrissage s’effectuera en douceur, les jambes levées et les fesses à terre.
Le temps de réaliser que tout est déjà fini, je me rends aussi compte que le saut en parachute, ce n’est pas que 45 sec mais bien un bon quart d’heure de sensations diverses : entre appréhension, surprise, excitation et joie de profiter de tous ces moments, il y a de quoi faire le plein d’émotions.
Au retour, je fais défiler photos et vidéo, et constate avec joie que le résultat est plus que probant : je n’en attendais pas tant. Bien que la vidéo soit évidemment plus excitante et marrante que les photos, je ne pourrai malheureusement vous contenter que de quelques clichés, ma connexion étant trop lente et l’absence de port USB sur tablette n’aidant pas.
En tout cas, une chose de plus à rayer dans ma to-do-list.
Niveau sports extrêmes, je commence à être bien rodée.














De la part de Betty : tu es folle !!!
Moi : les couches sont fournies ?
Bises.