Du moins mon paradis.
La vie d’expat’, ou nouvelle vie de locale : chaque jour je prends le temps de découvrir des nouveaux coins de Siem Reap, quelques-uns de ses secrets, et prends surtout soin de les garder en mémoire. Je m’informe, j’assimile et j’essaie tant bien que mal de négocier les tarifs. Pour cela, rien de mieux que l’apprentissage du Khmer ! Ça, on en reparlera dans dix mois (et encore), quand j’aurai des journées de travail un peu plus décentes qui n’anéantiront plus mon cerveau le soir venu. Apprendre à lire des hiéroglyphes et à les prononcer…mmmh j’y crois encore.

Siem Reap est une ville relativement petite et à taille humaine. J’adore ! Au bout de quelques semaines, il est facile de reconnaître des têtes au milieu des scooters ou à Pub Street, le QG des fêtards. Que ces derniers soient de passage ou déjà bien installés, on est certain de se se lier d’amitié. Bref, les habitudes locales n’ont rien à voir avec le premier coup d’œil de touriste. Jusqu’ici, j’ai la chance d’avoir ces deux visions et de pouvoir les combiner à merveille.
La vie d’expat’, entre consumérisme et laissez-aller
Autrement la belle vie, tournée côté touriste. C’est un temps idyllique avec du soleil et un ciel bleu garantis. Même pendant la saison des pluies, ces dernières ne durent qu’un temps et ont de toute façon tendance à se raréfier avec les changements climatiques. J’entame en ce moment la haute saison, et l’air est plus respirable, moins étouffant [nota bene: révision de l’affirmation éditée en Octobre puisqu’on atteint maintenant les 50 degrés] La chaleur ravit les plus frileux tandis que la luminosité ravive les esprits.
Les hôtels de luxe sont partout, à un prix dérisoire. Avec la simple consommation d’une coconut à 50 centimes, vous pourrez profiter toute la journée de la piscine et de l’environnement incroyable qui va souvent de pair avec les boutiques hôtels : cocotiers, bouddha et palmiers avec maître Yoda pour vous accompagner dans votre quête de spiritualité. En général, le service exceptionnel est inclus avec des cambodgiens plus qu’attentionnés. Pardonnez-moi, ceux pour qui j’ai déjà ruiné les rudes soirées d’hiver avec tous mes clichés : moi-même je n’y crois toujours pas et ai du mal à m’y faire. Radical.
Sinon, je profite de la végétation, des espaces verts, des villages flottants aux alentours, et bien sûr du cadre exceptionnel dans lequel je vis grâce aux temples : beaucoup d’options pour les balades, pour les dimanches à flâner, pour les siestes improvisées, et toujours de quoi s’émerveiller. Ajoutez à cela les massages dont on abuse, les restaurants aux décors qui impressionnent, les petits cafés où s’allonger avec du sable et les jus de fruits frais qui décidément auront toujours une longueur d’avance sur ceux de Paris.
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Last but not least, les options pour faire la fête dans une ville où une immense communauté d’expat est recensée, avec des rencontres faciles d’accès. Quoi de plus, honnêtement ? La plage aura bel et bien sa place dans l’aventure, lors de mes weekends sur la côte ou à l’étranger [done]. Les voyages sont déjà prévus, avec des vols qui, en moins de 3h, rejoignent les points les plus éloignés de l’Asie du Sud-Est. Les prix, accessibles aussi. C’est simple, chaque jour de congé est un jour de vacances. Je crois qu’à cette heure ci, je dispose a priori de tout ce dont je pouvais rêver.
La vie locale, le retour à la réalité
Cela dit, et oui, il y a toujours un mais ! Là où les avantages sont bien entendus plus forts que les inconvénients, la vie d’expat locale se mérite également. Certains s’en sortent très bien, d’autres avec de fortes contreparties.
Si l’on vit local à 100% au Cambodge, on travaille 6 jours sur 7. Si l’on combine rythme local et responsabilités d’expat, ce sont les journées qui s’allongent et les heures qu’on ne compte plus. À votre avis qui s’est gentiment fait avoir ..? Enfin, ça ne peut durer qu’un temps seulement, sinon, impossible de tenir le marathon. Lâcher du lest ou poser ma démission avant la fin de ma période d’essai. Soit, il ne me reste plus que deux mois. [edit: je survis toujours !]
Les superbes photos que je vous fais partager sont une des seules raisons qui me font rester avec la situation dans laquelle je suis. Non pas que le Cambodge me déçoive -au contraire, je le savoure dès que l’opportunité m’en est donnée- mais bien que les moments de détente se font très rares. Autant qu’ils soient immortalisés ! Alors certes, je donne l’impression de ne clairement rien foutre, mais il n’en est rien. Quid de ce que j’affirmais plus haut : c’est bien parce que chaque jour de repos est synonyme de vacances que vous avez cette lasse impression. Si ça peut vous consoler, moi aussi je fais face à la pluie, à la boue et aux jours où je souhaite tout lâcher du fait d’un management dont je tairai l’adjectif auquel je pourrai assimiler les pratiques !
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L’hébergement n’est pas des plus confortables, les lumières sont glauques et les libertés vraiment très limitées. Je vais même aller plus loin en affirmant qu’elles sont clairement réprimées. Je vis dans un environnement aseptisé et infantilisé, auquel il est impossible d’échapper si l’on n’ose dire non au moins une fois. Laurie ma chère collègue et si bonne copine m’y a initié, mais cela ne suffit pas toujours ! Fort heureusement, les dimanches arrivent juste à temps pour recharger les batteries quand l’énergie et le cœur n’y sont plus.
Passons le côté travail donc, allons du côté rue.
Le Cambodge, c’est bien l’Asie, avec ses innombrables fils électriques et irréparables routes défoncées.Le Cambodge, c’est bien l’Asie, avec la certitude que vous serez obligés de négocier.Le Cambodge, c’est bien l’Asie, avec son overdose de riz et une cuisine limitée.Le Cambodge, c’est bien l’Asie, avec parfois la culpabilité de dépenser sans compter face à une pauvreté qui ramène droit à la réalité.
Mais où est donc passé mon carré de chocolat ?!!
Au supermarché, la tablette me coûte 4,75 dollars – avis à ceux qui veulent se débarrasser d’un surplus de poids ! (de chocolat …)
En conclusion, jamais je n’aurais pensé etre capable de fréquenter tant d’endroits splendides en si peu de temps, et avec finalement peu de fonds. Jamais, un seul instant, je n’ai regretté d’avoir posé mes valises dans ce pays, sans savoir où j’allais y mettre les pieds. Bien entendu vous me manquez, et de surcroît lorsque l’on n’est plus acteur mais bien témoin de la vie de ses amis, de sa famille, et de celui qu’on aime.
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Haut les cœurs, les journées passent vite, d’autant plus que mon avenir pourrait être raccourci si je ne retrouve pas rapidement un peu plus d’humanité dans mon environnement professionnel. Mais ça, ça ne dépend pas de moi 🙂
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Bisous exotiques.
En photos, toujours trop..!
1. Côté ville

Mon Dieu que ça a bien changé depuis Octobre ..! Exit la verdure à l’heure actuelle; les photos sont obsolètes.
2. Coté campagne
3. Le soir venu …

Fêtes de fin d’années fêtées avec succès !
Photos décentes uniquement – le reste; on gardera pour soi.
Version Khmère
La vie locale, 6 jours sur 7, ok, mais j’ai choisi mon camp pour le reste …salut les loulous !




































