Kuala Lumpur – Hello Malaysia !

Exit le Vietnam, la fin approche…histoire de prolonger le plaisir et parce que mon vol part de Kuala Lumpur, je décide d’y faire étape pour 24 heures au lieu d’attendre une énième fois dans un aéroport que je commence à connaître par cœur : trop d’escales effectuées alors que je n’ai jamais pris le temps d’aller visiter. Je me suis là encore posé cette question avant de prendre une décision : cette fois-ci, on tente le coup. Dans ma tête, je m’apprête à débarquer dans une grosse mégalopole à l’instar de Bangkok ou Shanghai : Kuala Lumpur étant connu pour son hub aérien, j’assimilais donc la ville à un taille équivalente et c’était, à mes yeux, une raison supplémentaire pour m’effrayer. Mon a priori se vérifiait d’autant plus que je savais l’aéroport situé à plus de 60km de la capitale… de quoi en rebuter plus d’un. Mais bon, la curiosité l’aura emportée pour cette fois et à mon grand étonnement, la surprise fut totale et bien agréable. 

Auberge choisie sur recommandation, c’est dans le mille. En plein centre, une efficacité du staff débordante et un programme chargé pour les 24 heures qui me sont comptées. Une nuit réparatrice et mes petons sont d’aplomb pour un mini-marathon : plus de 12km au compteur sous une chaleur humide et écrasante, de quoi dégouliner de façon permanente – trinquons à la dernière, s’il vous plait !
Mon premier aperçu de la Malaysie sera d’abord ce chauffeur de taxi, incroyablement bienveillant et sympa, sans aucune autre attente que ma charmante compagne le temps du trajet. Je ne connais rien du pays ni de sa population, mais les premiers échanges sont flatteurs et à leur avantage en comparaison aux Vietnamiens. Idem pour ceux qui m’accueillent, les gens dans la rue, et les restaurateurs : d’une politesse et d’une courtoisie sans faille. Incroyable changement de style et l’anglais, deuxième langue du pays, est très bien parlé par la majorité des Malaysiens. Exit les keywords, place aux phrases grammaticalement correctes.
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  • Avant toute chose et grâce à mon nouvel ami qui m’a tenu la jambe pendant une heure, j’ai appris quelques faits sur le pays : la Malaysie est en fait un savoureux mélange de populations mixant Chinois, Indiens et Musulmans. Mmmmh, sexy n’est-ce pas. Point de vrai Malaysien, mais tous cohabitent ensemble de façon à peu près cordiale et participent à la richesse d’une culture cosmopolite. Cela ne va pas sans me rappeler sa voisine Singapour …et ce n’est que le premier des points communs. Les gens sont habitués aux touristes, et je prendrai grand plaisir à redevenir anonyme aux yeux de tous sans crainte d’être épiée et ce, malgré les convictions personnelles de chacun. Au milieu de ce brouhaha, je me sens malgré tout en sécurité.
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  • Deuxièmement, et j’avais tout faux : Kuala Lumpur n’est pas tant gigantesque que cela. Un million d’habitants tout au plus, soit la moitié de Paris. En y repensant, je risque moins de faire avaler tout cru par toutes ces autoroutes et buildings.
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  • Troisièmement, et pas des moindres : j’ai clairement été séduite par Kuala Lumpur. Peut-être même plus que Singapour. Traduction : Kuala Lumpur me semble être Singapour en moins parfait et de ce fait moins ennuyeux. Le niveau de développement y est similaire même si beaucoup de constructions sont en cours et que le centre est saturé de travaux. Point de Marina Bay pour y mettre des étoiles dans les yeux, en revanche les fameuses Petronas Twin Towers qui se défendent aussi. Le parc aménagé qui lui fait face permet d’avoir le recul nécessaire pour apprécier l’architecture de ce véritable mastodonte, et honnêtement, j’en suis restée bouche-bée au moins deux secondes.


Le mélange entre cultures locales et présence de marques internationales me permet de m’y projeter : tout est facile d’accès, les repère européens sont ancrés dans un mode de vie typiquement Asiatique, et donc avec tous les avantages qu’on peut y assimiler. Au contraire de Singapour ou de Hong Kong, Kuala Lumpur est aussi bien moins chère et très bien agencée pour les piétons, alors que n’aurais pas misé un sou sur la présence de trottoirs. Beaucoup d’espaces, de passages piétons, de voies réservées, et de respect aussi.
Moi qui adore marcher, je ne me suis pas retrouvée coincée entre deux voies d’autoroutes ni ai du faire demi-tour comme cela m’est déjà arrivé dans les autres métropoles d’Asie. Enfin, Kuala Lumpur tient son charme de ses jardins et de ses espaces verts : les gros buildings ont été intégrés dans la nature, si bien que les tours arborent de nombreux murs végétaux et que d’immenses arbres parcourent les avenues. On se croirait quelques fois en pleine jungle.

Un petit tour du centre

 

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Prise de hauteur
Menara et Petronas

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Avec 12km au compteur donc, j’aurai eu la chance de pouvoir découvrir un peu le centre avec son marché artisanal, de prendre de la hauteur à l’observatoire de la tour Menara – histoire d’admirer un peu la ville et ses twin towers – d’aller justement aux pieds de ces dernières, de gambader dans les parcs et les quartiers résidentiels, mais aussi de découvrir the trendy shopping place avec les traditionnels immenses malls type américain qui pullulent maintenant en Asie.

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Vue du dessous, les Petronas Towers s’admirent aussi
depuis la Menara.
J’ai donc choisi de payer bien cher pour cette dernière au lieu de me hisser en haut des deux glorieuses d’où …je n’aurais pas pu les voir.


Un dernier jour quelque peu familier

Cousinade express

Je suis rentrée légèrement lessivée, prête à aller me coucher, jusqu’à ce que, tenez-vous bien, mon cher cousin réagisse à une photo postée sur ma présence à KL, m’annonçant qu’il y est aussi pour 5 jours avec ses copains d’école. Hop, taxi taxi, 20 minutes plus tard je me retrouve dans un building à l’image de ces condos Singapouriens, avec Pierre et ses potes qui ont loué un Air BNB à un prix totalement indécent. Presque digne d’un 5 étoiles, la vue sur les tours et la piscine à débordement.

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C’était très drôle de rattraper ces dernières années à l’autre bout du monde.
Sur notre balcon du 30ème étage, nous étions un peu les rois du monde de façon totalement incongrue. 
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En somme, un dernier soir bien plus excitant et inattendu que ce à quoi je me prédestinais.
C’est ce que l’on appelle finir en beauté. 

______ Cheers à Pierre et à la fin de son échange en Corée du Sud.
Cheers à ces 18 mois d’expatriation : il est temps.

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